ODE III
Si je deviens malade, il faudra que je pense
Que Dieu Teut m'éprouver.
La médecine aux maux , la douce patience ,
Est facile à trouver.
Si le méchant me blâme en chercliant à me nuire.
Il m'apporte du bien.
Et comment celui-là qui ne sait que médire
Pourroit-il dire bien?
Quand tu voudras enfin, ô Seigneur, que je meure,
Doone-moi le trépas.
Je sais qu'il faut mourir, et que rien ne demeure
Éternel ici-bas.
La mort suit les mortels comme étant leur nature ,
Non leur punition ; L'Éternel mit au naître, à chaque créature,
Cette condition.
2Ai