‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 156 sur 162 · ODE III · texte numérisé non relu

ODE III

Si je deviens malade, il faudra que je pense

Que Dieu Teut m'éprouver.

La médecine aux maux , la douce patience ,

Est facile à trouver.

Si le méchant me blâme en chercliant à me nuire.

Il m'apporte du bien.

Et comment celui-là qui ne sait que médire

Pourroit-il dire bien?

Quand tu voudras enfin, ô Seigneur, que je meure,

Doone-moi le trépas.

Je sais qu'il faut mourir, et que rien ne demeure

Éternel ici-bas.

La mort suit les mortels comme étant leur nature ,

Non leur punition ; L'Éternel mit au naître, à chaque créature,

Cette condition.

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