‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 23 sur 162 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Mais elle étoit du inonde, où les plus belles choses

Ont le pire destin ; Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,

L'espace d'un matin.

Puis quand ainsi seroit que , selon ta prière ,

Elle auroit obtenu D'avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,

Qu'en fùt-il avenu ?

Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste Elle eût eu plus d'accueil? ". ^^

Ou qu'elle eût moins senti la poussière funeste Et les vers du cercueil ?

Non, non, mon du Periek, aussitôt (jue la Paripie

Ote l'ame du corps, L'âge s'évanouit au deçà de la barque,

Et ne suit point les morts.

Tillion n'a plus les ans qui le firent cigale;

Et l*luton aujourd'hui, Sans égard du passé , les mérites égale

D'Archémore * et de lui.

i. Suruom (l'Oplielles, Ois de Lycurgue, roi de Némée, eu rtionneui du iiuel furent établis les jeux Néoiceus Stace, Thébaïde, liv 'a et 5 F.uit

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INe le hisse donc |)lll^ d'imitile^ comidaintc^ ;

Mais, sage à l'avenir, Aime une ombre comme ombre, et des cendres éteintes

Éteins le souvenir.

C'est bien, je le confesse, une juste coutume ,

Que le cfi'ur allligé.

Par le canal des yeux versant son amertume,

t'bercbe d'être allégé.

.>lème <]uand il a\ient que la tombe sépare

Ce que nature a joint, Celui ([iii ne s'émeut a l'ame d'un barbare,

Ou n'en a du tout point.

iMais d'être inconsolable et dedans sa mémoire

Enfermer un ennui , IN'est-ce pas se haïr pour acquérir la gloire

De bien aimer autrui ?

Priam qui vit ses fils abattus par Achille, •Q.A-c»-'--*^ Dénué de suppoit

Kt hors de tout espoir du salut de sa ville, Reçut du réconfort.

François, quand la Ca-tille, inégale a ses armes, Lui vola son dauphin ^,

i. François, (JHupbin de France, lilsainéile I rnin,i)is \ Il iiioiiriil eni-

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