POUR LA MÊME
Il n'est rien de si beau comme C.^liste est belle : C'est une œuvre où nature a fait tous ses efforts ; Et notre âge est iugrat qui voit tant de trésors, S'il n'élève à sa gloire une marque éternelle.
La clarté de son teint n'est pas chose mortelle : Le baume est dans sa bouche, et les roses dehors; Sa parole et sa voix ressuscitent les morts , Et l'art n'égale point sa douceur naturelle.
La blancheur de sa gorge éblouit les regards; Amour est dans ses yeux , il y trempe ses dards, Et la fait reconnoître un miracle visible.
En ce nombre infini de grâces et d'appas,
Qu'en dis-tu, ma Raison? Crois-tu qu'il soit^possible
D'avoir du jugement et ne l'adorer pas ?
POKSIKS
STANCES
srn 1 Ti.oir.NFMrvT pnncmiN ))K TA (OMTESSK DE LA HOCIIE.
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Le dernier de mes jours est dessus l'Iiorizon ; Celle dont mes ennuis avoient leur guérison S'en va porter ailleurs ses appas et ses charmes. Je fais ce que je puis, l'en pensant divertir; Mais tout m'est inutile, et semble que mes larme; Excitent sa rijiueur à la faire partir.
Beaux yeux, à qui le ciel et mon consentement, Pour me combler de gloire , ont donné justement Dessus mes volontés un empire suprême.
Que ce coup m'est sensible, et que tout à loi-^ii Je vais bien éprouver qu'un déplaisir extrême Est toujours à la fin d'un extrême plaisir :
Quel tragique succès ne dois-je redouter Du funeste voyage où vous m'allez ôter Pour un terme si long tant d'aimables délices, l*nisqii(', Aotre pré.^ence étant mon élément,