‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 73 sur 162 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Mais pourrois-je n'obéir pas Au Destio, de qui le compas Marque à chacun son aventure , Puisqu'en leur propre adversité Les Dieux, tout-puissants de nature, Cèdent à la nécessité ?

Pour le moins j'ai ce reconfort.

Que les derniers traits de la mort Sont peints en mon visage blême , Et font voir assez clair à tous Que c'est m'arracher à moi-même Que de me séparer de vous.

Un lâche espoir de revenir

Tàclie en vain de m'entretenir,

Ce qu'il me propose m'irrite;

Et mes vœux n'auront point de lieu.

Si par le trépas je n'évite

La donleur de vous dire adieu.

l'.iO POÉSIES

SONNET

Page 1