‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 97 sur 162 · LIVRE m · texte numérisé non relu

LIVRE m

En cette hautaine entreprise, Commune à tous les beaux esprits, Plus ardent qu'un athlète à Pise ', Je me ferai quitter le prix ; Et quand j'aurai peint ton image, Quiconque verra mon ouvrage, Avoùra que Fontainebleau , Le Louvre, ni les Tuileries, En leurs superbes galeries, >"'ont point un si riche tableau.

Apollon à portes ouvertes Laisse indifféremment eu* illir Les belles feuilles toujours vertes Qui gardent les noms de vieillir ; Mais l'art d'en faire des couronnes iS'est pas su de toutes personnes, Et trois ou quatre seulement , Au nombre desquels on me range, Peuvent donner une louange Qui demeure éternellement.

i. Comparaison noble et précise, d'autant plus heureuse dans un poète lyrique, qu'elle rappelle Piudare, le prince des lyriques, dont Malherbe né faisait pas grand cas. A. Cuemer.

72 POKSIKS.

I KAf.MENT

Et quand j'aurai |»eint ton iniag»' ', Comme j'ei) prépare l'ouvrage, Sans doute on dira quelque jour :

Quoi que d'Apelle on nous raconte Malherbe pouvait, à sa honte, Achever la mère d'Amour.

I Ce fragnienl paraît irêtte qu'une manière nouvelle de remplir ra\antderiuèrt' slroplie de l'ode préccdenle. Je la trouve meilleure que celle qui est restée. Il sérail quelquefois à désirer que nous eussions les brouillons des grands poètes, pour voir par combien d'échelons ils ont passé.

A. CHEMbR.

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