A L'HONORABLE P-J-0. CHAUVEAU
Dès que l'aurore glisse à travers la feuillée Les premières lueurs de son rayon lointain, Sur le bord de son nid, Philomèle, éveillée, Lance au ciel les éclats de son trille argentin.
Des fauvettes bientôt la troupe émerveillée Répond de tous côtés au prélude divin, Et des pleurs de la nuit chaque branche mouillée Secoue une chanson aux brises du matin.
18 Les Feuilles cV Erable
De même vous avez, poète à la voix mâle, Salué le premier l'aube encore bien pâle De l'art qui se levait dans votre ciel natal ;
Et, sitôt que vibra votre lyre enflammée, Un essaim de chanteurs, enivré d'idéal, Jeta mille refrains à la foule charmée.