‹ Poésies canadiennes (volume 2)Chapitre 40 sur 52 · LE SAGUENAY · texte numérisé non relu

LE SAGUENAY

Un lac sans fin dormait dans la forêt sauvage Où rinconnu gardait toute sa majesté ....

Soudain il tressaillit de rivage en rivage, Et sa voix fit frémir d'horreur Timmensité.

Les monts qui lui faisaient comme un bandeau d'ombrage Croulèrent, éperdus, dans son flot indompté .... Le géant se roidit, et, frémissant de rage.

Lança sa vague au fond d'un gouffre épouvanté.

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Et le lac, en frayant un passage à ses ondes,

Créa le Saguenay, fleuve qui rit des sondes

Et rouli* des flots noirs sous de grands caps penchés.

Tout est calme aujourd'hui sur ces pics solitaires,

Mais, en escaladant leurs sommets tout hachés.

On craint toujoui's d'y v^oir s'entrouvrir des cratères.

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