‹ Poésies canadiennesChapitre 20 sur 41 · AU CURÉ LABELLE · texte numérisé non relu

AU CURÉ LABELLE

D'un amour infini vous brûlez pour TEglise.

Par le flot du progrès vous êtes emporté.

En deux sublimes parts votre âme se divise :

L'une appartient au Christ, l'autre à l'humanité.

ETnparona-noua du sol ! — voilà votre devise, Et, le front rayonnant d'une mâle fierté, Vous poursuivez toujours quelque vaste entreprise Pour donner du travail au bras déshérité.

118 Le8 Feuilles (T Erable

Un jour que sur les champs croulait à flots la neige. Vers la ville on vous vit guider un long cortège Portant aux indigents du bois avec du pain.

Des plus pursdévoûments vous nous donnez Texemple... Et le peuple en son cœur déjà vous dresse un temple Plus stable qu'un pilier de granit ou d'airain.

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