‹ Poésies canadiennesChapitre 21 sur 41 · A 08CAR MARTEL · texte numérisé non relu

A 08CAR MARTEL

Quand larchet palpitant fait ruisseler les sons Du stradivarius pressé sur ta poitrine, Il coule de ton bras comme une onde divine Qui jette dans les coeurs de sublimes frissons.

Tour à tour sous tes doigts gazouillent les pinsons, Les épis des blés d'or, la source cristalline, Les bruits mystérieux de la conque marine, La harpe des roseaux, le clavier des buissons.

120 Les Feuilles âJ Erable

O maître ! en t'écoutant on croit que le génie Dans ton âme versa toute son harpionie, Tous les rayonnements sacrés de Tidéal ;

On sent que la nature a bercé ton enfance Aux suaves rumeurs de quelque fleuve immense, Aux concerts des grands bois de ton pays natal.

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