‹ Poésies (volume 2)Chapitre 30 sur 73 · YAM · texte numérisé non relu

YAM

Quand nous dormions encore au ventre originel. L'aïeul parla. « Vêtus d'une splendeur égale, Soyez époux, dit-il. Que la sœur conjugale Sans fin demeure unie au mari fraternel! »

YAM A

Qui Ta su ? qui l'affirme ? Aucun ne peut connaître Son premier jour. Le ciel démesuré n'est pas Un champ d'orge qu'on peut traverser en trois pas, Et nul ne sait où 2:1 1 la source de son être.

Y AMI

Cesse un discours amer. Ma main cherche ta main. Ranime d'un baiser la pâleur de mes joues, Et roulons doucement comme un char à deux roues Oui se livre à la pente heureuse du chemin.

Je ne baiserai point le jasmin de tes joues

Xi ta bouche pareille à la fleur des amras;

Sous la tête d'un autre époux glisse ton bras,

Et roulez doucement comme un char à deux roues.

Y AMI

Que deviendra Tamie hélas ! loin de l'ami. Et qu'est-ce qu'une sœur de son frère sevrée ? L'àme veuve succombe, à Nirriti livrée ; •Sans l'amour d'Yama, c'en est faitd'Yamî!

YAMA

Meurs donc, et laisse-moi, femelle aux bras avides. Sous le ciel à jamais dépourvu de matins Que hantent les Dévas tristes des Feux éteints. i

M'exhaler sans retour en des ombres livides 1

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