DEVANT LE MEDAILLON DE CIRE DE LOUIS XIV
« Nous dans ta chambre, ô roi de cire! Les roturiers, ces mal couverts, Avec le temps, pardonnez, sire, Entrent chez vous, comme les vers. »
— Il a perdu le port de tète, Le front lauré par la conquête, L'air proclamant : L'Etat, c'est moi!
Mais ceci n'est point mon affaire ; A Coysevox je m'en réfère.
Et d'après Rigaud je le voi Du haut en bas superbe roi.
Sous ce baldaquin couchait l'astre :
Dans ce brocart l'heureux Bourbon Digérait les fruits du cadastre,
L'amour, la danse et le jambon,
Et nos aïeux l'ont trouvé bon.
Il s'éveillait toujours planète
Au sein de la pourpre et de l'or ;
Il sortait selon l'étiquette
De ces rideaux pompeux encor.
Dans l'antichambre, elle, la France,
Sous l'Œil-de-Bœuf, dès l'aube au guet,
Derrière la porte intriguait
Pour présenter la révérence.
Pour être au beau, lui se droguait;
Puis il se montrait en perruque :
C'était là le matin vermeil;
Et des héros baissaient la nuque
Devant ce lever de soleil!
— O roturier, bête de somme,
Vais-je à mon tour traîner son char,
Prendre aussi, moi, ce faux bel homme
Pour un nec pluribus impari