SUA TROIS MARCHES DE MARBRE ROSE
Et l'on Toh biea que yous dormet Pour avoir été trop rimes.
En ces lieux où Tennui repose, Pftr respect aussi j'ai dormi.
Ce n'était, je crois, <iu*à demi :
Je rêvais à quelque autre chose.
Mais TOUS sourient-il, mon ami, De ces marches de marbre rose, En allant à la pièce d'eau Du côté de TOrangerie, A gauche, en sortant du château ?
C'était par là, je le parie.
Que Tenait le roi sans pareil.
Le soir, au coucher du soleil.
Voir dans la forêt, en silence.
Le jour s'enfuir et se cacher (Si toutefois en sa présence Le soleil osait se coucher).
Que ces trois marches sont jolies !
Combien ce marbre est noble et doux !
Blaudit soit du ciel, disions-nous, Le pied qui les aurait salies !
N'est-il pas vrai? SouTenez-vous.
— Avec quel charme est nuancée Cette dalle à moitié cassée !
Voyez-vous ces veines d'azur, Légères, fines et polies.
Courant, sous les roses pâlies^ Dans la blancheur d^uuiiuixV^T^ ^vl\'^
Tel, dans le seiu robuste et dur De la Diaue chasseresse.
Devait courir un sang divin ; Telle, et plus froide, est une main Qui me menait naguère eu laisse.
N'allez pas, du reste, oublier Que ces marches dont j*ai mémoire Ne sont pas dans cet escalier Toujours désert et plein de gloire, Où ce roi, qui n'attendait pas, Attendit un jour, pas à pas, Condé, lassé par la victoire.
Elles sont près d'un vase blanc, Proprement fait et fort galant.
Est-il moderne ? est-il antique ?
D'autres que moi savent cela ; Mais j'aime assez à le voir là, Étant sûr qu'il n'est point gothique.
C'est un bon vase, un bon voisin ; Je le crois volontiers cousin De mes marches couleur de rose ; 11 les abrite avec fierté. 0 mon Dieu ! dans si peu de chose Que de grâce et que de beaulé !
Dites-nous, marches gracieuses.
Les rois, les prhices, les prélats, Et les marquis à grand fracas.
Et les belles ambitieuses, l'ont \ous ix\ei cowv^«^^* V^*>