CHANT DEUXIÈME
Qu'est-ce que Tamourr L'échange de deux fantaisies et le contact de deux épidémies. Cbamvoet.
£h bieu ! en vérité^ les sots AUrout beau dire« Quftnd on u'a pas d'argent, c'est amusant d'écrire. Si c'est un passe4emj[>s pour se désennuyer, Il vaut bien la bouillotte; et si c'est un métier, Peut-être qu'après tout ce n'en est pas Un pire Que fille entretenue, avocat ou portier*
J'aime surtout les vers, cette langue immorteUci C'est peut«étre un blasphème, et je le dis tout bas) Mais je l'àiUie à la rage. Elle a cela pour elle Que les sots d'aucun temps n'en ont pu faire cas, Qu'elle nous vient de Dieu, — qu'elle est limpide et belle^ Que le monde l'entend, et ne la parle i^.
su POÉSIES.
n ne te liiait pas, dit-oo, les Yen d'Aleeste; Si je les vmu fUts, je te les aiinûs Int. L'esprit et les bons mots auraient été perdus; Mais les aieilleQrs acomds de Finstrameat céleste Seraient allés au «oeur eramue ils eu sont venus. J'aurais dit aux bavards du âède : « A vous le reste.
Pourquoi donc les amants vôllent-ils nuit et jour? Pour«iuoi donc le poêle aime-t^il sa souffirance? Que deniandent4ls donc tous les deux en retour? Une larme, à mon Dieu, voilà leur récompense; Voilà pour eux le ciel, la gloire et l'éloquence, Et par là le génie est semblable à l'amour^
Mon premier chant est fût. — le viens de le relire. J'ai bien mal expliqué ce que je voulais dire; Je n'ai pas dit un mot de ce que j'aurais dit Si j'avais fait un plan une heure avant d'écrire; Je crève de dégoût, de rage et de dépit. Je crob en vérité que j'ai fiiit de l'esprit.
î)feUx sortes de roués existent sur la terre • L'un, beau comme Satan, froid comme la vipère. Hautain, audacieux, plein d'imitation.
Ne laissant palpiter sur son cœur solitaire Que l'écorce d'un homme, et de la passion Faisant un manteau d'or à sou ambition;
orrompant sans plaisir, amoureux de lui-même, t, pour s'aimer toujours, voulant toujours qu'on l'aime; egarrlant au soleil son ombre se mouvoir; es qu'une source est pure, et que l'on peut s'y voir, enant comme Narcisse y pencher son front blême, t chercher la douleur pour s'en Êiire un miroir.