‹ PoésiesChapitre 90 sur 142 · II. ^J · texte numérisé non relu

II. ^J

Tu n'aunds pas dû lui permettre De fentremr dans l'infini.

Poiiniiioi hiMer notre misère Rèwer et deviner on Dieu P Le doute a désolé la terni ; Nous en voyons tn^ ou trop fieu.

Si ta chétive créature Est indigne de t'approcher , Il fiillaii laisser la nature Tenvdopper et te cacher.

Il te resterait ta puissance, Et nous en sentirions les coups ^ Mais le repos et Tignorance Auraient rendu nos' maux plus doux.

Si la souffrance et la prière N'atteignent pas ta majesté, Garde ta grandeur solitaire ^ Ferme à jamais Timmensité.

Mais si nos angoisses mortelles Jusqtl*à toi peuvent parvenir ; Si, dans les plaines éternelles, Parfois tu nous entends gémir,

Brise cette voûte profonde Qui couvre la création;

L*£SPOIR EN DIEIJ. 131

Soulève les voiles du moude.

Et montre-toi, Dieu juste et bon 1

Tu n'apercevras sur la terre Qu'un ardent amour de la foi.

Et l'humanité tout entière Se prosternera devant toi.

Les larmes qui l'ont épuisée Et qui ruissellent de ses yeux, Comme une légère rosée S'évanouiront dans les cieux.

Tu n'entendras que tes louanges, Qu'un concert de joie et d'amour , Pareil à celui dont tes anges Remplissent l'éternel séjour ;

Et dans cet hosauua suprême, Tu verras, au bruit de nos chants, S'enfuir le doute et le blasphème, Tandis que la Mort elle*mémc Y joindra ses derniers accents.

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A LA m'CABÊME

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Du ptuTremoif de man^iT ne fintÉjpai^iiiécBre, liieii que le laboureur le craigne justement : L'univen y renaît ; il eM vrai que le vent, La pluie et le loleH s'y disputent Tempire. U"'y (aire? Au temps des fleurs, le monde est un enfant ; C'est sa première larme et son premier sourire.

m (^'est dans le mois de mars que tente de s'ouvrir L'anémone sauvage aux corolles tremblantes. Les femmes et les fleurs appellent le zéphyr; Et du fond des boudoirs les belles indotentes, Ifalançant mollement leurs tailles nonchalantes, Sous les vieux marrounlers com!ixe;iiC«QX.V^«cÀs.

A LA MI-GARÊME. 133

(Vest alors que les bals, plus joyeux et plus rares, Prolongent plus longtemps leurs dernières fiaufares ; A ce bruit qui nous quitte, on court avec ardeur ; La valseuse se livre avec plus de langueur : Les yeux sont plus hardis, les lèvres moins avares, La lassitude enivre, et l'amour vient au cœur.

S'il est vrai qu*ici-bas l'adieu de ce qu'on aime Soit un si doux chagrin qu'on eu voudrait mourir, C'est dans le mois de mars, c'est à la mi-caréme Qu'au sortir d'un souper, un enfant du plaisir Sur la valse et l'amour devrait £ûre un poëme. Et sahier gaiement ses dieux prêts à partir.

Mais qui saura chanter tes pas pleins d'harmonie, Et tes secrets divins, du vulgaire ignorés, Belle Nymphe allemande aux brodequins dorés? 0 Muse de la valse t 6 fleur de poésie ! Où sont, de notre temps,, les buveurs d'ambroisie Digues de s'étourdir dans tes bras adorés?

Quand, sur le Githéron, la bacchanale antique Des filles de Gadmus dénouait les cheveux. On laissait la beauté danser devant les dieux ; Et si quelque profane, au son de la mus\Q^<&^ S'élançait dans les chœurs, la prèUesa^ Vm^wdÀoi^i^ De son thyrse de fer frappait VaudacWwx.

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