‹ Poésies choisies a l'usage des classes. Publiées avec une notice biographique et des notesChapitre 34 sur 70 · I.c lac des Quatre-Canton · texte numérisé non relu

I.c lac des Quatre-Canton

i. Shiuffacher, Walttr Fur?t et Arnold de ilclchthal. S.Leianz des vaches.

4. Dans ce passage le souvenir d'Horace se mêle porpéliiellonient à la pensée du poète. Saiiil-Lainbei't, dans son poème des Saisoti'i, a célébré ces cluiini)ètres uiaisirs :

Le lait enfant des sels de ma prairie humide, Tantôt breuvage pur et tantôt mets solide, En un globe fondant sous ses mains épaissi, En disque savoureux à la longue durci ; Et cependant sa voix, simple et duuce et légère, Me chanterait les airs que lui chantait sa mère.

Hélas! aux lieux amers où je suis enchaîné *, Ce repos à mes jours ne fut point destiné. J'irai : je veux jamais ne revoir ce rivage^. Je veux, accompagné de ma muse sauvage. Revoir le Rhin tomber en des gouffres profonds, Et le Rhône grondant sous d'immenses glaçons, ]:]t d'Arve aux flots impurs la nymphe injurieuse. Je vole, je parcours la cime harmonieuse Où souvent de leurs cieux les anges descendus, En des nuages d'or mollement suspendus, Emplissent l'air des sons de leur voix élhérée. 0 lac, fils des torrents ! ô Thun, onde sacrée ! Salut, monts chevelus, verts et sombres remparts Qui contenez ses flots pressés de toutes parts ! Salut, de la nature admirables caprices, Où les bois, les cités pendent en précipices ! Je veux, je veux courir sur vos sommets touffus ; Je veux, jouet errant de vos sentiers confus, Foulant de vos rochers la mousse insidieuse. Suivre de mes chevreaux la trace hasardeuse : Et toi, grotte escarpée et voisine des cieux. Qui d'un ami des saints fus l'asile pieux ^,

Qu'il revient avec joie à son humble chaumière Do* que l'astre du jour a fini sa carrière ! Qu'il trouve des^iv.iir aux mets siuiplcs et sains Qu'uue épouse attentive apprêta de ses maiui !

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