‹ Poésies choisies a l'usage des classes. Publiées avec une notice biographique et des notesChapitre 42 sur 70 · Pindare, le plus grand poète lyrique de la Grèce · texte numérisé non relu

Pindare, le plus grand poète lyrique de la Grèce

4. Marot, poète français du seizième siècle (li95-lo44), renommé surtout pour la vivacité, la grâce et l'enjouement de son style.

5. Petit fleuve de Béotie qui descend du flanc de l'IIélicon. Les fables grecques disaicat que les poètes puisaient l'inspiration dans ses eaux.

POKMES. 5 5

Arrosa si longtemps les cités de la (Jrèce,

De nos jours môme, hélas! nos aveugles vaisseaux

Ont encore oublié mille vastes rameaux.

Quand Louis et Golbert, sous les murs de Versailloi,

Réparaient des beaux-arts les longues funérailles,

De Sophocle et d'Eschyle ^ ardents admirateurs,

De leur auguste exemple élèves inventeurs,

Des hommes immortels firent sur notre scène

Revivre aux yeux français les théâtres d'Athène ^.

Comme eux, instruit par eux, Voltaire offre à nos pleurs

Des grands infortunés les illustres douleurs ;

D'autres esprits divins, fouillant d'autres ruines,

Sous l'amas des débris, des ronces, des épines.

Ont su, pleins des écrits des Grecs et des Romains,

Retrouver, parcourir leurs antiques chemins.

Mais, oh ! la belle palme et quel trésor de gloire

Pour celui qui, cherchant la plus noble victoire.

D'un si grand labyrinthe affrontant les hasards,

Saura guider sa muse aux immenses regards,

De mille longs détours à la fois occupée.

Dans les sentiers confus d'une vaste épopée,

Lui dire d'être libre, et qu'elle n'aille pas

De Virgile et d'Homère épier tous les pas.

Par leur secours à peine à leurs pieds élevée ;

Mais qu'auprès de leurs chars dans un char enlevée,

Sur leurs sentiers marqués de vestiges si beaux.

Sa roue ose imprimer des vestiges nouveaux!

Quoi ! faut-il, ne s'armant que de timides voiles,

N'avoir que ces grands noms pour nord et pour étoiles.

Les côtoyer sans cesse, et n'oser un instant.

Seul et loin de tout bord, intrépide et flottant,

^ller sonder les flancs du plus lointain Nérée ',

1. Pour être exact André Chénier aurait dû nommer Euripide. Eschyle, Sopliocle et Euripide sont les trois plus grands poètes tragiques de la Grèce.

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