‹ Poésies choisies a l'usage des classes. Publiées avec une notice biographique et des notesChapitre 54 sur 70 · Le Bordelais · texte numérisé non relu

Le Bordelais

hymxes et odes. 77

Sous leurs bruyants pressoirs font couler en ruisseaux

Des vins délicieux mûris sur leurs coteaux.

La Provence odorante et de Zéphire aimée

Respire^ sur les mers une haleine embaumée ;

Au bord des flots couvrant, délicieux trésor,

L'orange et le citron de leur tunique d'or, ■

Et plus loin, au penchant des collines pierreuses, . Forme la grasse olive aux liqueurs savoureuses, ^^ ' Et ces réseaux légers, diaphanes habits, ' ^^-'jX«X> <*-*^

^f '' jOù la fraîche grenade enferme ses rubis. - ^

, Sur tes rochers touffus la chèvre se hérisje, ^ '

Tes prés enflent de lait la féconde génisse.

Et tu vois tes brebis, sur le jeune gazon, ■

Epaissir le tissu de leur blanche toison.

Dans les fertiles champs voisins de la Touraine,

Dans ceux où l'Océan boit l'urne de la Seine, ,^- S'élèvent pour le frein des coursiers belliqueux,

Ajoutez cet amas de fleuves tortueux,

L'indomptable Garonne aux vagues insensées,

Le Rhône impétueux, fils des Alpes glacées,

La Seine au flot royal, la Loire dans son sein

Incertaine -, et la Saône, et mille autres enfin

Qui, nourrissant partout, sur tes nobles rivages.

Fleurs, moissons et vergers, et bois et pâturages, , Rampent au pied des murs d'opulentes cités, '

Sous les arches de pierre, à grand bruit emportes.

Dirai-je ces travaux, source de l'abondance,

Ces ports où des deux mers l'aclive bienfaisance

Amène les tributs du rivage lointain !

Que visite Phébus le soir ou le matin?

Dirai-je ces canaux, ces montagnes percées, |

De bassins en bassins ces ondes amassées

Pour joindre au pied des monts l'une et l'autre Télbys? ^{^53"

Et ces vastes chemins en tous lieux départis, ^ ,

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