‹ Poésies choisies de Gentil-Bernard;Chapitre 47 sur 78 · ODE XII LA CAGE · texte numérisé non relu

ODE XII LA CAGE

DEUX bergères, pour faire usage De ramusement des beaux jours, Alloient chasser dans le bocage Ces oiseaux qu'on appelle amours.

Doris, d'une course rapide.

Osa sans crainte en approcher ; Eglé, d'un pas lent et timide, Dans un buisson fut se cacher.

De filets l'une environnée Vouloit enlever tout l'essaim ; L'autre, dans ses vœux plus bornée, * N'avoit qu'une cage à la main.

Bientôt, auprès de nos bergères, Tout le peuple ailé répandu,

^54 Poésies de Gentil-Bernard,

Vola sur les branches légères Du piège qu'on avoit tendu.

Doris en vit approcher mille, Qu'effiaya l'appât suborneur.

Dans sa cage, Églé, plus habile, En prit un qui fit son bonheur.

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