‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 14 sur 361 · Marguerite de Valois, fille de François I · texte numérisé non relu

Marguerite de Valois, fille de François I

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il e3p#roU p9r œ pnoca, dimt nn^Maatiop pstoit plus «dh^ ann«i9 i|u*aHx laUr#» pt apirP» px^rcisçs 4e p^ii : ce qui Âi désirer ^ pûstro Bon^rd )e rpgnp qji grapd roy François I^ 0i (i*a8lr6 venu ûe app tpp^pa. 9um fit-il sorUr alprs SP8 Hymnes pleins de doctripe et dft majesté ppStiaué pp favpur de ep^te brave prinœsse Margpprite, scpnr qp roy, où il nionstra comme U avoit Tesprit et le stile plpyajble ii toutes sortes d*argumens. Ce fut ce qui le fit pstiiper encor d*S¥ant4ge des grands et principalement dp oardinpl de GbastiUon, qui favorisoit fort les i)ommes de lettres, et ie G))srles, cardipal dç Lorraine, qpi l'aipia for( pt rhpnors selon le mérite de sa vertu. 11 p y avoil gr^nd aeigpepf «p Frspep qui ne tinst i grande gloire d'éstre ep spn %m\Uét et ses œuvres en font assez de foy** •

J^n mesme temps il rpceut dP T^^olose ppp graMftcattPP non spplpmppt lippralp, p)sis qui temoigpflil |ê ppp jugement de eepy qui roffroippt ^t le mejrite de celuy qu» Ip recfivoit. Gliacun acait le pri^ proposé i Tb9l<)se, ans Jeux Florapi» qui furpnt instituest par ceste gppfiUé diimê Clémence Isorp, k celuy qui seroit trouvé avoir mieux fait PP vers, Ipquel est gratifié de l'eglantine, le SPivant du spucy et le iroisiosme de la violette, liais combien que ce pri^ ne se donnast qu'à ceux qui se prpseptoient et qui avpiPAt faict expérience de leur gentil esprit en la po^e, toutefois de la francité et pure libéralité du Parlement et bpuplp de Tboloae, entre lesquels le sieur de Pybrac tenpit lors up des premiers rangs, par décret public, pour bpAprer |a muse de Ronsard, quMls appellent par excellence le pq^ françois, estimant 1 eglantine trop petite pour pn si grapd po^te, lui envoyèrent une Miperve d'argent massif de grand prix... lionsard leur envoya en recompepsp l'hyippe de THercule chrestien qu'il adressa à Odet, cardipal de Cpaa^ tillon, lors archevesque de Tboiose, son Mécène, et qui avoit esté des premiers qui donna rentrée à la réputation de sa poésie en cour.

Après la mort du roy Henry, le roy François deuxiesme» son fils, lùy ayant succédé, les troubles commencèrent à s*eslever en France, sous prétexte de la religion, qui donna occasion à Ronsard de s'opposer à ceste nouvelle opinion et armer les Muses au secours de la France, faisant voir le jour à ses Remonstrances, qui furent jugées de tant d'efficace pour combattre les ennemis de la religion catholique, que le roy et la royne sa mère Ten gratifièrent comme aussi le pape Pie Y, qui l'en remercia par lettres expresses :

VIE DE PIERRE DE RONSARD. xxv

oe qvi fîiC caase que eeox de la noiiTene opinion comipçDeerenC è l'attaquer et dressèrent an po^me fort satyriqoe et mordant eontre luy, qu'ils nommoienl le Temple de Ronsard >, où en forme de tapisserie ils depeignoient sa vie ; ils firent aussi quelques responces à ses Remoostrances où estoit ce tiltre la Metamorpnose de Ronsard... Ils le blasmoienl entre autres choses d'avoir sacrifié un bouc 11 Jodelle, au villaee d*Hercueil, mais il respond assez luymesaie à œ chef d'accusation *, et Toicy ce qui en est : Jodelle atoit fait représenter devant le roy Ta tragédie de Gleofiatre, qui eut tel applaudissement d^un chacun que, quelques jours après, restant toute la brigade des trouvée en ce village, pour passer le temps et s'esjoutr aux jours licentieux deCaresme-prenant, il n7eut aucun d'eux qui ne fist quelques vers à rimiiailon des Bacchanales des Anciens; il vint à propos de rencontrer un bouc par les mes, qui leur donna occasion de folastrer sur ce suject, tant pour estre victime de PÂcchus que pour faire contenance de le présenter à Jodelle et représenter le loyer de sa tragédie à la mode ancienne... Tout ceU ne fut qu'une feinte et mascarade.

An reste, les Muses, qui Si cause des divisions entre les grands, eflbrouchées, sembloient avoir esté muettes, commencèrent à se resvelller sous Charles neuficsme, bon et vertueux prince, qui succéda à François son frère, père des bons esprits, lequel print Ronsard en telle amitié, admirant rexeellenee de son divin esprit, qu'il luy commanda de le suivre par tout et ne le point abandonner^ luy faisant marquer logis en sa maison, tesmoin le voyage de Rayonne à l'avantvenue d'Elisabeth de France, royne d'Espaigne, où il le voulut avoir tousiours près de luy; tesmoin aussi le voyaee de Meaux où le roy cuida estre pris par les ennemis, lequel il assista jusques dans Paris. De ceste faveur il reprit courage et plus que jamais s'eschauffa à la poésie et mit en effect les projects de la Pranciade dont il avoit dressé le dessein par arguments de quatorze livres que j'ay veus, qu'il desiroit continuer jusques à vingt-quatre, à l'Imitation d'Ilomere. II luy en présenta quatre seulement qu'il eut moyen d'achever pendant que la faveur et l'enthousiasme durèrent avec la vie d'un si généreux prince. Il luy avoit aussi présenté, d'autant quMl se plaisoit fort à la chasse et aux plaisirs rustiques, ses Eclogues, où il monstra la fécondité de son esprit, luy

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