Soutane (L.). 4. Des Grecs, Argivus
Incontinent, par toute Chaonie, Se respandit une tourbe ^ infinie De bûcherons, pour renverser à bas Maint chesne vieil ombragé de ses bras.
Par les forests erre ceste grand 2 bande, Qui ore un pin, ore un sapin demande.
Guignant de Tœil les arbres les plus beaux, Et plus duisans 3 à tourner en vaisseaux.
Contre le tronc sonne mainte coignée D'un bras nerveux à l'œuvre embesongnée, Qui mainte playe et mainte redoublant Coup dessus coup contre Tarbre tremblant, A chef branlé d'une longue traverse.
Le fait tomber tout plat à la renverse Avec grand bruit. Le bois estant bronché *, Fut dcxtrement par le fer detranché.
Fer bien denté s, bien aigu, qui par force A grands esclats fit enlever l'écorce Du corps du. pin sur la terre estendu.
En longs carreaux et limandes fendu.
Pleine de bois, la charrette attellée Va haut et bas par mont et par vallée.
Qui, gémissant, enroue ^ sous l'efTort Du pesant faix, le versoit sur le bord.
Le manouvrier, ayant matière preste.
Or* son compas, ore sa ligne appreste Soigneux de l'œuvre, et coignant à grands coups Dedans les aiz une suite de clous.
D'un art maistrier^ les vieux sapins transforme. Et de vaisseaux leur fait prendre la forme.
Au ventre creux, et d'artifice pront^,
L Foule*. -I. Abattu (L.).
2. Sans apost.; autref. des deux 5. Mordant (L., ex. fig. de genres (Burg. Gr. I, 101 ; Amp. Pasquier).
Form., p. 413; Génin, Var.,p. 6. Pour enrouée. Il en fait un
226 et suiv.; Chev., III, 112). partie, fort.
3. Convenables. Part. prés, de 7. De maître; sur iev mopoduire, conducere (N.; L.; Palsg.) syl., v. p. 8.
305). 8. Prompt'.
D'un bec de fer leur aiguise le front... [12] L'autre, tirant le chanvre à toute force Pli dessus pli, entorse sus entorse.
Menant la main ores haut, ores bas, Fait le cordage, et l'autre pend au mas A double ranc* des aisles bien venteuses-.
Pour mieux voler sur les vagues douteuses ^, Et pour passer sur l'eschine de l'eau Plutost que l'air n'est passé d'un oiseau.
Incontinent qu'accomply fut l'ouvrage, Devant la proue on bêche le rivage Comme un fossé large et creux, pour passer Les nefs qu'on veut dedans la mer pousser.
Là maints rouleaux à la course glissante, Prés l'un de l'autre, au milieu de la sente Sont estendus, afin qu'en se suivant Les grands vaisseaux glissassent en avant, Dessur leur dos, qui craquetant se vire En rond, frayé * du faix de la navire.
Les matelots à la peine indontez.
Deçà, delà, rangez de deux costez.
En trépignant des pieds contre la place, De mains, de bras, d'espaules et de face Poussoient les nefs pour les faire rouler.
Une sueur ne cesse de couler Du front fumeux ; une pantoise * haleine Bat leurs poumons, tant ils avoiont de peine, A toute force en heurtant^, d'esbranler Si gros fardeaux paresseux à couler. Finalement, les navires " poissées Dedans la mer tombèrent eslancées, A demi sault, sault qui fut retenu