I. VonU (N.), bn8(^)I„). 7. V. p
De l'ancre pris sur le rivage nu.
II estoit nuit, et le charme du somme Silloit ï par tout les paupières de l'homme.
Charmant au lit si doucement lié Par le dormir le travail oublié.
Tous animaux, ceux qui dans l'air se jouent.
Ceux qui la mer entrecoupent et nouent 2, Ceux que les monts et les bois enfermoient.
Pris du repos à chef baissé dormoient .. [214j
(A l'aube, Hélénus assemble les Troyens ; il leur apprend comment Jupiter a miraculeusement sauvé le f]ls d'Hector ; il leur fait part des ordres que lui a transmis Mercure et les exhorte à suivre leur jeune prince. Mai*s, sous la figure d'un vieux compagnon d'Hector, va gonrmander Francus de sa trop longue inaction et fait passer daiia fon âme le désir de la gloire.)
Il lui souffla un horreur 3 dans les yeux.
Le fit ardant, aux armes furieux, Et tellement sa prouesse r'allume.
Qu'il apparut plus grand que de coustume, Si que*, marchant au milieu des plus forts, Haut relevé, de la teste et du corps Les surpassoit, comme ce dieu surpasse, Sur le bord d'Hebre ou sur le mont de Thrace, Tous les soldats, quand, d'ardeur animé, Parmy la presse apparoist tout armé.
Couvert de poudre, et se plante à l'encontrc D'un meschant roy, que sa lance rencontre Pour le punir d'avoir contre équité Vendu son peuple ou trahi sa cité... [24]
(Mars parcourt ensuite les rangs des Troyens ; il réchauffe leur courage ; il les émeut et les enflamme.)
Tel aiguillon leur versa dedans l'ame Une fureur, une ardeur, une flame