‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 189 sur 361 · Beau (N.; L.). .V. p. fW. (j, Tnterrompant · texte numérisé non relu

Beau (N.; L.). .V. p. fW. (j, Tnterrompant

Né d'un rocher ou d'un tigre conceu.

Si, mesurant le bien que j'ay receu

De toy, seigneur, à ma douleur extresme.

Four te sauver je ne t'offrois moy-mesme

Mon sang, ma vie, et ce glaive trenchant.

Assez poinctu pour punir un meschant.

Fay-moy, sans plus, apprester sur la place

Armes, chevaux; ainsi que ^ demain se passe

Il cognoistra qu'un père valeureux ^

A son malheur m'engendra vigoureux,

Pour ne souffrir régner une malice

Sans que mon bras vengeur ne la punisse. »... [64]

(Le lendemain, dés l'aobe, le géant Phovére se présente aux portes de la ville, et, joignant le sarcasme au défi, appelle qui voudra à un combat singulier.)

De tels propos comme il s'alloit bravant 2, A larges pas Francus vint au devant :

« Je suis celuy que ton orgueil mesprise.

Jeune Troyen, autheur de l'entreprise.

Qui te veux faire avant le soir sentir A ton malheur 3 que peut un repentir.

Va-t-en braver, de tes paroles fîeres.

Vieillards, enfans et pauvres fîlandieres.

Qui, tout le jour tirant le fuseau plein, Gagnent leur vie au labeur de leur main.

Approche-toy, tu as trouvé partie Qui sçait comment les vanteurs on chastie.

Quoique tu sois au combat dangereux, Si* seras-tu, Phovere, bien-heureux D'aller victime à l'onde acherontide Tué des mains d'un si jeune Hectoride. »

Il dit ainsi. Le géan, d'autre part, Sur luy ruant 5 un terrible regard.

D'un œil qu'à peine en biais il abaisse,

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