Beau (N.; L.). .V. p. fW. (j, Tnterrompant
Né d'un rocher ou d'un tigre conceu.
Si, mesurant le bien que j'ay receu
De toy, seigneur, à ma douleur extresme.
Four te sauver je ne t'offrois moy-mesme
Mon sang, ma vie, et ce glaive trenchant.
Assez poinctu pour punir un meschant.
Fay-moy, sans plus, apprester sur la place
Armes, chevaux; ainsi que ^ demain se passe
Il cognoistra qu'un père valeureux ^
A son malheur m'engendra vigoureux,
Pour ne souffrir régner une malice
Sans que mon bras vengeur ne la punisse. »... [64]
(Le lendemain, dés l'aobe, le géant Phovére se présente aux portes de la ville, et, joignant le sarcasme au défi, appelle qui voudra à un combat singulier.)
De tels propos comme il s'alloit bravant 2, A larges pas Francus vint au devant :
« Je suis celuy que ton orgueil mesprise.
Jeune Troyen, autheur de l'entreprise.
Qui te veux faire avant le soir sentir A ton malheur 3 que peut un repentir.
Va-t-en braver, de tes paroles fîeres.
Vieillards, enfans et pauvres fîlandieres.
Qui, tout le jour tirant le fuseau plein, Gagnent leur vie au labeur de leur main.
Approche-toy, tu as trouvé partie Qui sçait comment les vanteurs on chastie.
Quoique tu sois au combat dangereux, Si* seras-tu, Phovere, bien-heureux D'aller victime à l'onde acherontide Tué des mains d'un si jeune Hectoride. »
Il dit ainsi. Le géan, d'autre part, Sur luy ruant 5 un terrible regard.
D'un œil qu'à peine en biais il abaisse,