‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 193 sur 361 · Alors*. 4. Envers (N · texte numérisé non relu

Alors*. 4. Envers (N

LA FRAXCIADE. — III. 197

Non seulement les estime inutiles A gouverner les sceptres et les villes, . Mais, sans nul tiltre ^ et sans point commander, Les fait filer, les laines escarder ^, Ourdir et coudre, et de paroles braves • En son foyer les tance comme esclaves . . [8] Où sont ces mots f Où est ce cœur si haut ?

A ton besoin le courage te faut * Qui maintenant à la première veue D'un estranger as lame toute esmeue.

Et veux ton nom sans raison diffamer Pour un pirate, un corsaire do mer, Qui va cherchant par les ondes sa proye, Sous faux- semblant de refaire une Troye»

Et, par amour espiant la saison De desbaucher les filles de maison, Au premier vent loin d'amis les emmené Pour les laisser sur quelque froide arène ; Car, estant saoul de son premier plaisir, Et ne voulant que changer et choisir, Les abandonne, et, sans tenir promesse, Marche, fuitif ■'•, où Torage le presse. »... [I8|

A-tant du jour la kimicre sacrée Dedans la chambre estoit partout entrée, Quand les deux sœurs, ainçois <ï deux beaux prlutenips Sortent du lict. Ils ^ demeurent longtemps A se peigner, s'attiffer, et à faire Par le miroir un visage pour plaire ; En cent façons retordent leurs cheveux Ondez, crespez, entrefrisez de nœuds, Et d'un long art mille beautez s'attachent; Puis teste et col d'un guimple ^ elles se cachent,

1. Titre. Orth. du xvr s. (N.; trisayl. dans Palsg., 10; d'Aub., L.). Trag..edi. h., p. 128).

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