Te manque. 8. Guimpe (L.; Br. Diot.; Burg
5. Ânt. à fugitif (L. hist. de Gl.; les 2 dans N., et fém. comme Fug.; les 2 dans N.; Ace, Rlm.; dans Palsg., 172 ; Chev., I, 388).
Id8 POÉSIES CHOISIES DE RONSARD.
Qui, bien plissé, jusqu'aux pieds leur glissoit. Et Tair voisin de parfum remplissoit.
Ces jeunes sœurs en ce poinct ^ habillées D'un pas superbe au temple sont allées, Comme à l'oracle, afin de sçavoir mieux.
Priant au ciel, fa volonté des dieux . . [24J
Ha ! pauvres sœurs, pauvres sœurs msensées !
Ny pleurs, ny vœux, ny offrandes laissées, Ny tournoyer des autels à l'entour ', Ne guarit point le mal que fait Amour. .. [196]
(Hyanle et Clymène offrent le sacrifice ; les dieux restent sourds à leurs prières. Dès l'aube, Francus s'était dirigé vers le rivage. A la vue de son navire échoué^ il se plaint d'être le jouet du sort et adresse une prière à Apollon. Les divinités de la iner poussent le navire dans le port. Leucothoé se détache de ses compagnes et, s'adressant à Francus, l'exhorte à la patience. Elle lui conseille de couniser Hyante, prétresse d'Hécate ; par amour elle lui dévoilera sa fortune à venir. Puis Leucothoé lui apprend la mort de l'un de ses compagnons ; et elle disparait. Dicée, qui avait suivi les pas de Francus, l'aborde et, dans sa reconnaissance, lui offre sa fille Hyante en mariage. Ta vei tu, lui dit-il, te mettra au rang des dieux.)
« Pource, estranger, la richesse mesprise; Ne rouille point ton cœur de convoitise.
Et, comme prince aux armes bien appris, De tes labeurs louange soit le prix.
Entre les biens les plus grands de ma ville, Mon seul trésor, j'ay une chère fille, Qui de beauté ne fait place à Venus, Dont ja ' les ans accomplis sont venus Qu'elle doit estreen fleur d'âge menée Dessous la loy dunopcier* Hymenée.
S'elle * te plaist, nous joindrons en sa main La tienne, afin que dès le lendemain Tu sois espoux d'une si chaste fille, Et de vous deux s'élève une famille Grande en honneur, de ceste terre rois,