‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 195 sur 361 · Déjà*. . 5. Si elle · texte numérisé non relu

Déjà*. . 5. Si elle

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D'où tes ayeux sont issus autrefois :

Car si Ton croit à nostre vieille annale, Crète de Teucre est la terr<*. natale. »

Ainsi Dicée en le tenant luy dit.

Quand Francion luy contre-respondit :

V Prince Cretois qui à bon droit te vantes D'estre sorti de ces vieux Corvbantes Qui, sous le glaive et la loy qu'ils tenoient» D'heureuse paix leurs peuples maintenoient»

En peu de mots pour si haute entreprise Je respondray : j'auray tousjours esprise D'un souvenir l'ame qui vit en moy, Pour tant de biens que j'ay receus de toy.

Qui, pauvre et nud, le jouet du naufrage.

Ne m'as permis seulement ton rivage.

Mais, asseurant ma fortune et mon cours *, M'as présenté ta fille et ton secours.

M Or si j'avois puissance sur ma vie.

Si du Destin elle n'estoit ravie.

Et si j'estois porté de mon plaisir, Je ne voudrois ton royaume clirisir Pour demeurer, ains 2, allègre de joye, J'irois chercher encor ma vieille Troye, Et me plairoit entre les vieux tombeaux De mes ayeux bastir des murs nouveaux.

Et d'habiter la cendre de mes pères ; Mais les Destins, autheurs de mes miâeres.

Contre mon gré me traînent et me font Enfoncer' l'œil et abaisser le front... [10] Donne, sans plus, à ce prince troyen Des charpentiers, du bois, et le moyen De rebastir une flotte nouvelle, Pour retentep la fortune cruelle, Et le malheur par qui tout est domté.

Qui maugré moy force ma volonté. . . . [48]

1. La poursuite de mon entre- 3. V. la règle ^de l'ellipse du prise. pron. pars. (Qod., I^ex, de Carn.,

2, Mais*. Il, 185).

(Cependant Orée, le fils da roi, offre une hécatombe aux dieux. Il suspend à un chêne vénérable Parmare du géant vainca. Des réjouissances suivent le sacrifice.)

De la cité les dames bien coiffées.

Aux doux regards, aux gorges atifées De beaux joyaux, au riciie corps vestu D'un or broché en la soye battu S Menoient le bal. Terpin, qui les devance, Tout le premier mesuroit la cadance.

Chantant cet hymne, et mariant sa voix Au luth poussé du trembler de ses doits :

« Fille du ciel, invincible Victoire, Dont les habits sont pourfilez * de gloire.

D'honneur, de pompe, et dont le front guerrier Est illustré de palme et de laurier;. . . [8] Royne, qui sœur de Fortune te nommes.

Qui tousjours pends douteuse sur les hommes^... [8] Tantost l'espoir, tantost la peur te suit ; Tout l'univers se comble de ton bruit;.., [12] Le sang, la mort, la colère acharnée.

Et des soldards la licence effrénée, Et le mespris des grands dieux immortels ', Suivent ton char ; ce néantmoins tu es More des rois, des sceptres et des villes ; Tu fais germer les campagnes fertiles Et foisonner les costaux de raisins.

Rempart des dieux, crainte de tes voisins. . . [10]

Escoute-moy, vieille race des dieux :

Du bon Francus les faits laborieux Attache au ciel en lettres immortelles; En sa faveur romps le vol de tes aisles,

1. Écaché, t. de lamineur (L.). nés finales qui avaifc inspiré au

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