‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 197 sur 361 · Fin, délié, tenuis (N.). 349 ; L.; Dict. do Trévoux · texte numérisé non relu

Fin, délié, tenuis (N.). 349 ; L.; Dict. do Trévoux

Qu'on ne pourroit les tracer en peinture.

De ces deux sœurs, par un art nompareiU Les beaux cheveux surmontoient le soleil Enlacez dor; semblable estoit leur joue Au teint vermeil de la rose qui noue ^ Dedans du laict, et sortoit de leurs ris Je ne scay quel enchanteur des esprits... [157]

:. ' (Pendant la nuit, Vénas, sous la figure d'une yieille prêtresse

d'Hécate, s'approche du lit d'Hjante et l'environne de sa ceinture. Les deux sœurs sentent redoubler l'ardeur de leur passion. Le lendemain, Francus célèbre les funérailles du compagnon qu'il a perdu. Les Troyens construisent un bûcher ; puis ils se préparent à brûler le corps : )

Les uns prennent la charge

D'oindre et laver le corps froid, triste deuil ! Autres après le couchent au cercueil ;

) Et, souspirant, ils arrosoient leurs armes.

Le corps, la bière et la terre de larmes.

Le bon Francus, pleurant et sanglotant, De son amy la teste alloit portant, Melancholique et triste de pensées.

Les uns portoient des torches renversées, Autres chantoient les faits du demi-dieu.

Mais aussitost qu'ils arrivent au lieu Où il falloit que la flamc soudaine Le devorast, une tristesse humaine, Un long souspir entre-baigné de pleurs, Un triste cri, présage de malheurs, Venant d'une ame en longs souspirs attaincte. Dedans le ciel envoya sa complainte.

Dessus couché, au plus haut du sommet De ceste pile, en larmoyant on mot

p Le corps tout froid, office pitoyable.

f Tout ce qu'il eut en sa vie agréable

; Y fut jette, autant qu'en permettoit

Le bien troyen que l'exil agitoit... [26]

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