Empêcher (N.; Palsg., 607; 3. Blesse
J Gl.). 4. ^f renforcé*.
2. S'agiter, s'aflfoler sous la pi- 5. Forme de la 2' p. de l'imp. qùre des mouches (L.; J. Gl.; F. (N., Gr., p. 14). Gl.;Jonain, Gl.). 6. Première (N.; L.).
LA FRANClADi:. - IH. iHi:,
Non un bouton qui n'a plus de couleur. . . |8j
Certes, ce n'est ma terre ny ma race
Qui me contraint, c'est seulement ta face.
Et ta jeunesse et ton œil nompareil.
Malheureux est qui ne voit le soleil
Quand il esclaire, et son œil tourne arrière
Pour ne jouir de si belle lumière !
Oste ton front, oste moy tes beaux yeux,
^ste ta taille égale aux demy-dicux,
Ton entretien, ton maintien, tu parole,
Et, qui plus est, ta vertu qui m'affole.
Tu esteindras de mon cœur le flambeau ;
Mais, te voyant si vertueux et beau.
Je t'aimerai d'ardeur insatiable.
Et, si je faux, tu en es punissable.
Je ne crains point, comme les dames font.
De m'appeler femme d'un vagabond.
Pauvre fuitif ^ qui n'a maison ni Troye ;
Il ne m'en chaut, las ! pourveu que je 8oy«*
A ton service et tu daignes m'aimer,
Soit que tu veuille ^ cspouse me nommer.
Soit ton esclave, et deussé-je, amusée
Tourner ton fil amour d'une fusée.
Labeurs présents et futurs je reçoy,
Pourveu, Troyen, que je puisse estre à toy.
Je ne craindray tes périlleux voyages,
Terres ny mers, tempestes ny orages;
Ou, si j'ay peur, j'auray peur seulement
De toy, mon tout, et non de mon tourment.
Si je péris, au moins en ta présence
Je periray, ou ta cruelle absence
(Si tu ne veux pour tienne m'acquerir)
Cent fois le jour me tu'ra ^ sans mourir. »... [72]
(La nounice poite cette lettre. Cependant Cybèle, bous la figure de Turnien, s'approche de Francus et le gourmande de son inac-