‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 200 sur 361 · Empêcher (N.; Palsg., 607; 3. Blesse · texte numérisé non relu

Empêcher (N.; Palsg., 607; 3. Blesse

J Gl.). 4. ^f renforcé*.

2. S'agiter, s'aflfoler sous la pi- 5. Forme de la 2' p. de l'imp. qùre des mouches (L.; J. Gl.; F. (N., Gr., p. 14). Gl.;Jonain, Gl.). 6. Première (N.; L.).

LA FRANClADi:. - IH. iHi:,

Non un bouton qui n'a plus de couleur. . . |8j

Certes, ce n'est ma terre ny ma race

Qui me contraint, c'est seulement ta face.

Et ta jeunesse et ton œil nompareil.

Malheureux est qui ne voit le soleil

Quand il esclaire, et son œil tourne arrière

Pour ne jouir de si belle lumière !

Oste ton front, oste moy tes beaux yeux,

^ste ta taille égale aux demy-dicux,

Ton entretien, ton maintien, tu parole,

Et, qui plus est, ta vertu qui m'affole.

Tu esteindras de mon cœur le flambeau ;

Mais, te voyant si vertueux et beau.

Je t'aimerai d'ardeur insatiable.

Et, si je faux, tu en es punissable.

Je ne crains point, comme les dames font.

De m'appeler femme d'un vagabond.

Pauvre fuitif ^ qui n'a maison ni Troye ;

Il ne m'en chaut, las ! pourveu que je 8oy«*

A ton service et tu daignes m'aimer,

Soit que tu veuille ^ cspouse me nommer.

Soit ton esclave, et deussé-je, amusée

Tourner ton fil amour d'une fusée.

Labeurs présents et futurs je reçoy,

Pourveu, Troyen, que je puisse estre à toy.

Je ne craindray tes périlleux voyages,

Terres ny mers, tempestes ny orages;

Ou, si j'ay peur, j'auray peur seulement

De toy, mon tout, et non de mon tourment.

Si je péris, au moins en ta présence

Je periray, ou ta cruelle absence

(Si tu ne veux pour tienne m'acquerir)

Cent fois le jour me tu'ra ^ sans mourir. »... [72]

(La nounice poite cette lettre. Cependant Cybèle, bous la figure de Turnien, s'approche de Francus et le gourmande de son inac-

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