Par hasard'. 5. Onde
3. Apollonius, IIL 926 et suiv. G. Au travera (L., ex. d'Amyot).
Le cœur luy bat au fond de la poitrine ; Ses pieds tenus comme d'une racine Ne remuoient ny deçà ny delà.
Dessus sa joue une rougeur alla,.. [4] Et tout le corps comme fueille luy tremble.
Ils sont longtemps sans deviser ensemble.
Tous deux muets, Tun devant l'autre assis ; Ainsi qu'on voit deux pins, qui vis-à-vis D'un beau ruisseau sont plantez au rivage.
Ne remuer ny cyme ny feuillage, Cois et sans bruit en attendant le vent ; Mais quand il soufle et les pousse en avant, L'un près de l'autre en murmurant se jettent. Cyme sur cyme, et ensemble caquettent ; Ainsi dévoient babiller à leur tour Les deux amants dessous le vent d'amour... |62|
(On les laisse. Francns la rassure et lai dcmniKh* de lui faire voir les grands rois qai doivent naître de lui. Pour ri^oomponno il lui promet d'élever nn temple en son honneur.)
« A jours certains je te feray des jeux, Où sur la lyre à jamais nos neveux Par vers chantez diront ta renomnït'o ; Et s'il te plaist espouse estre nommôo D'un fugitif, je te donne la foy De n'espouser autre femme ({uc toy.
Tu me diras, douteuse d'espérance, Qu'un estranger erre sans assurance, Et que la voile au premier vent qui vient L'emporte ensemble et sa foy, qui ne tient Ny jurement ny convenance aucune, Et que tout fuit au vouloir de Neptune.
Je le sçay bien, mais, las I je ne suis tel.
Tesmoin en soit le soleil immortel, Qui de ses yeux toute chose regarde I Si mon serment envers toy je ne garde, Jamais son jour ne me soit départy Et vifpuissé-je en terre estrc englouty ! »... [140]
(Hyante est ébranlée ; Francas redoable ses prières. Elle consent; elle loi indique le lieu, Pheure et ce qu'il doit faire pour se rendre Hécate favorable.)
« Levé tes yeux, et regarde a main destre ; Voy ce vallon tout désert et champestre.
Là tu viendras après trois jours, au soir.
Quand le soleil en Teau se laisse choir.
Je m'en iray par monts et par valées, Par les forests, par les eaux reculées.
Trois jours entiers, loin du regard humain.
Couper à jeun, d'une serpe d'airain, Herbes et fleurs, bois, racines et plantes.
Puis, invoquant les déitez puissantes, Pluton, Cerbère, Hécate et tous les dieux Qui sont seigneurs des manoirs stygieux, Trois jours finis, au soir, sur la vesprce, Dans le vallon, en la place montrée, J'apparoistray. Sois diligent et caut * A préparer de ta part ce qu'il faut. »... [1102]
(Ilyante lui dit quel sacrifice il devra faire. Ils se séparent. An jour venu, Francus suit les instructions d'Hjante. Au moment du sacrifice, lorsque le sang de la victime coule, Hyante apparaît en proie à la fureur prophétique. Elle lui dévoile d'abord ce qu'il adviendra de lui et de ses destinées. Les âmes des rois futurs s'élèvent de l'abime ; sur chacune d'elles Francus interroge Hyante. Celle-ci les lui nomme et déroule les hauts faits de chacun de ces rois. Ainsi apparaissent successivement Pharamond, Clodion, Mérovée, Childénc, Clovis, Childebert, Clotaire, etc., puis Dagobert. Ensuite vient la série des rois fainéants.)
« Voy, Francion, ces autres rois doutez De vin, d'amour, de toutes voluptez, Qui, abestis, en un monceau se pressent.
Et le regard contre la terre baissent.
Une grand' nue esparse sur leur front Les obscurcit; regarde comme ils vont Effeminez, et d'une alleure lente