Cet ex. est unique dans li. 2. Nous obt^issons
Jamais il n'est par lui la cause de son mal,
Ains 1 patientement le labeur il endure,
Et la loy qu'en naissant luy ordonna nature.
Puis quand il est au soir du labeur deslié,
11 met près de son joug le travail oublié.
Et dort heureusement jusqu'à tant que l'aurore
Le réveille au matin pour travailler encore.
Mais nous, pauvres chetifs, soit de jour, soit de nuit^ Tousjours quelque tristesse espineuse nous suit. Qui nous lime le cœur ; si quelqu'un esternue. Nous sommes courroucez ; si quelqu'un par la rue Passe plus grand que nous, nous tressuons < d'ahan^ Si nous oyons crier de nuict quelque chouan *, Nous hérissons ^ d'effroy ; bref à la race humaine Tousjours de quelque part luy survient quelque peine; Car il ne luy suffit de ses propres malheurs Qu'elle a dès le berceau, mais elle en cherche ailleurs. Faveur, procez, amour, la rancueur *, la feintise 7, L'ambition, l'honneur, l'ire, la convoitise, Et le sale appétit d'amonceler des biens s.
Sont les maux estrang^rs que Thomme adjouste aux siens.
A GENEVRE
Le temps se passe, et se passant, madame.
Il fait passer mon amoureuse flame... [289)
Ah ! (|uand je pense aux extrêmes plaisirs Que je receus durant toute année, J'ay du penser l'ame si estonnée