‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 287 sur 361 · Vêtement (N.; L., hist.; Dum.Gi · texte numérisé non relu

Vêtement (N.; L., hist.; Dum.Gi

Palsg., 206). 4. Décochant (M arot dans L.),

Et, parmi les citez, aux hommes raisonnables Fit sentir la douleur de ses traits incurables ; Et en blessant les cœurs d'un amoureux souci, Avecque la douceur mesla si bien aussi L'aigreur qui doucement coule dedans les veines. Et avec le plaisir mesla si bien les peines.

Qu'un homme ne pou rroit s'estimer bien-heureux. S'il n'a senti le mal du plaisir amoureux... (32J

Ainsi par le Printemps la Terre se fit belle. Ainsi le beau Soleil retourna devers elle... [12]

Aussi de son costé la Terre cognoist bien Que de telle amitié procède tout son bien ; Pource de mille fleurs son visage elle farde. Et de pareil amour s'échauffe et le regarde.

Comme une jeune fille, à fin de plaire mieux Aux yeux de son amy, par un soin curieux S'accoustre et se fait belle, et d'un fin artifice L'attire doucement à luy faire service ; Ainsi la Terre rend son visage plus beau.

Pour retenir longtemps cet amoureux flambeau Qui luy donne la vie, et de qui la lumière Par sa vertu la fait de toutes choses mère.

En l'honneur de cest hymne, ô Printemps gracieux. Qui r'appelles l'année, et la remets aux cieux, Trois fois je te salue, et trois fois je te prie D'élongner tout malheur du chef de mon Aluye, Et si quelque maistresse en ces beaux mois icy Luy tourmente le cœur d'un amoureux soucy, Fléchi 1 sa cruauté et la rens - amoureuse Autant qu'auparavant elle estoit rigoureuse ; Et fay que ses beaux ans, qui sont en leur prinptemps. Soient toujours en amour bien-heureux et contens.

Page 1