Couvre de fleurs (N.; L.). 5. En cette situation, ainsi
LES AMOURS. - I. CASSAXDRE.
D'uo filet noir ligure mon trespas.
Tout au rebours, pourquoy ne peins-tu pas
De quelque rerd un espoir à ma peine 7
Las ! je ne vois sur ta gaze rangé Sinon du noir, sinon de l'orangé.
Tristes tesmoins de ma longue souffrance.
O fier destin ! son œil ne me desfait Tant seulement, mais tout ce qu'elle fait Ne me promet qu'une désespérance.
Quand je te voy seule assise à par toy, Toute amusée avecques ta pensée, Un peu la teste encontrc-bas baissée, Te retirant du vulgaire et de moy.
Je veux souvent pour rompre ton csniuy.
Te saluer; mais ma voix offensée ^ De trop de peur se retient amassée Dedans la bouche, et me laisse tout coy.
Souffrir ne puis les rayons de ta veuc; Craintive au corps, mon ame tremble esnicuo ; Langue ne ' voix ne font leur action :
Seuls mes souspirs, seul mon triste visage.
Parlent pour moy, et telle passion De mon amour donne assez tesmoignago.
-co-
Que dites-vous, que faites-vous, mignonne t Que songez-vous ? Pensez- vous point en moy ? Avez- vous point soucy de mon esmo}', Comme de vous le soucy m'espoinçonne ?
De vostre amour tout le cœur me bouillonne; Devant mes yeux sans cesse je vous voy, Je vous entens; absente, je vous oy ■, Et mon penser d'autre amour ne resonne.