‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 71 sur 361 · Dans neuf, l'f prenait régU' nefcj, 1 stance, 1 élégie · texte numérisé non relu

Dans neuf, l'f prenait régU' nefcj, 1 stance, 1 élégie

J'ai gravé sur le tronc nos noms et nos amours. Qui croistront à Tenvy de Tescorce nouvelle '.

Faunes, qui habitez ma terre paternelle *, Qui menez sur le Loir vos danses et vos tours, Favorisez la plante et lui donnez secours, Que Testé ne la brusle e; Thyver ne la gelle.

Pasteur qui conduiras en ce lieu ton troupeau, FlageoUant^ une eclogue en ton tuyau d'aveine*, Attache tous les ans à cest arbre un tableau

Qui tesmoigne aux passans mes amours et ma peine; Puis, Tarrosantde laict et du sang d'un agneau^ Dy : « Ce pin est sacré, c'est la plante d'Helene. ^ »

^ Adieu, belle Cassandre, et vous belle Marie, Pour qui je fus trois ans en servage à Bourgueil; L'une vit, l'autre est morte, et ores ^ de son œil Le ciel se réjouit, dont la terre est marrie.

Sur mon premier avril, d'une amoureuse envie J'adoraj' vos beautez, mais vostre fier orgueil Ne s'amollit jamais pour larmes ny pour dueil. Tant d'une gauche ^ main la Parque ourdit ma vie.

Maintenant, en automne encore malheureux.

Je vy comme au printemps, de nature amoureux. Afin que tout mon âge aille au gré de la peine.

Et, ore que je deusse estre exempt du liarnois. Mon colonnel m'envoye à grands coups de carquois », Rassieger Ilion pour conquérir Hélène.

Amour, je pren congé de ta menteuse escole, Où j'ay perdu 4'esprit, la raison et le sens,

Page 1