‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 87 sur 361 · Pour consumer, dissiper, (N.; L · texte numérisé non relu

Pour consumer, dissiper, (N.; L

Des meDaces et des flames, Tu Dous rameines les jeux, Le bal et l'amour des dames i, Travaux mignars et plaisans A l'ardeur des jeunes ans... [22]

Nul n'est exempt de la Fortune,

Car sans égard elle importune

Et peuples et rois et seigneurs.

Cadme sentit bien sa secousse

Et de quel tonnerre elle pousse'

Les grands princes de leurs honneurs... [12]

Et qu'est-ce que des mortels?

Si au matin ils fleurissent.

Le soir ils ne sont plus tels.

Pareils aux champs qui fanissent 3.

Nul jamais ne s'est vanté

D'éviter la bourbe noire

Si la Muse n'a chanté

Les hymnes de sa mémoire.

C'est à toi, Roy, d'honorer

Les vers, et les décorer

Des presens de ta hautesse *• ;

Soufle ma nef, je seray

Le premier qui passeray

Mes compagnons de vistesse.

Plus tost que les feux ne s'eslancent.

Quand au ciel les foudres nous tancent.

Je courray dire aux estrangers Combien l'effort de ta main dextre'. Maniant le fer, est adextre ^ A briser l'horreur des dangers,

Page 1