‹ Poésies choisiesChapitre 109 sur 300 · Coulient 122 souneis. 2. Empr-tlié (Roqucforl · texte numérisé non relu

Coulient 122 souneis. 2. Empr-tlié (Roqucforl

Près du Clain tortueux, sous une roche obscure, L'n doux somuie i'eruia d'un doux lien mes yeux. Vovci en mon dormant une clairté des cieux Venir l'ombre entlàmer d'une lumière pure.

Voyci venir des cieux, sous l'escorte d'Amour, Neuf nymphes qu'on eust dit eslre toutes jumelles ; En rond auprès de moy elles firent un tour.

(Jnand l'une, me tendant de myrte un vcrd chajieau Me dit : Chante d'amour d'autres chansons nouvelles, El tu pourras monter à nostre saint coupeau-.

J'atteigny Fan deuziesme après une vinlaine ; Et desja plus épais de barbe se frisa Mon menton blondoyant, quand- Amour m'atisa Un feu par le bel œil d'une douce inhumaine :

l'aravant je chantois afraiicliy de sa peine ; L'enfant sous un nom feint ^ écrivant m'avisa De luy sans le cognoistre ; et mes vers il prisa. Et pour me faire sien à Francine me meine.

Soudain je fu surpris ; soudain dedans mon cœur D'un clin d'œil je senty s'allumer son ardeur; Et de chanter de luy depuis je ne fay cesse.

Et si bien sa fureur sous soy me fait ployer Que si m'égarant j'ose autre chant essayer, Et le propos me faut et la voix me délaisse*.

Ny la mer tant de flots à son bord ne conduit 5, ^'y de nége si dru ne se blauchisl la terre, Ny tant de fruits l'autonne aux arbres ne desserre, jNy tant de pleurs au prez le printemps ne produit,

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