‹ Poésies choisiesChapitre 11 sur 300 · Sainte-Beuve, Tableau, etc , p. 83, note · texte numérisé non relu

Sainte-Beuve, Tableau, etc , p. 83, note

5. Ce Guillaume était-il un enfant naturel de Ba'if? Nous ne le pensons pas. Nous croyons que .\nloine de Ba'if se maria, mais nous n'en pouvons donner que de faibles preuves, entre autres un sonnet ' fort élogieus qui se trouve au livre m des Passe-temps, fol. Gô, et qui est intitulé : Anagramme de Madeleine de Bat f. Cf. un sonnet des Amours diverses, p. 1"0 de ce volume.

sxvt JEAN- ANTOINE DE BAÏF,

fin avec le roi Henri III et dans les troubles et les confusions des guerres civiles du royaume. Le roi, les princes, les seigneurs et tous les savants qui composoient ce célèbre corps, avoient tous signé dans ce livre, qui n'étoit après tout que le premier plan de celte noble institution, et qui promcifoient des choses merveilleuses, soit pour les scionces, soit pour notre langue, »

Jusqu'à quelle époque dura cette académie? Le moment où elle cessa tout à fait paraît difficile à préciser. Pendant plus de yingt ans les séances eurent lieu à peu près régulièrement ; mais bientôt les guerres civiles détournèrent l'attention, etl'academie languit, puis s'éteignit, faute de moyens d'existence, un peu avant 1584. C'est ce que dit formellement un contemporain, La Croix 'du Maine : « Il (Baïf) llorit à Paris cette année ;1584':, et a dressé une académie, laquelle est fréquentée de toutes sortes d'excellents personnages, voire des premiers de ce siècle, laquelle a été discontinuée pour quelque temps, mais lorsqu'il plaira au roi de favoriser cette sienne et louable entreprise et frayer aux choses nécessaires pour l'entretien d'icelle, les étrangers n'auront point occasion de se vanter d'avoir en leur ))ays choses rares qui surpassent les nôtres. » Après la mort de Baïf, il y eut quelques essais de réorganisation. « Mauduit, greffier des requêtes, dit Sauvai', la continua après la mort de Baïf et la transporta à la rue des Juifs, dans la maison où il logeait. Quelque temps après, il fil le projet d'une autre académie de musique, qu'il appeloit confrérie, soci'Hé et académie royale de sainte Cécile, vierge et martyre. » De l'institution de Baïf, la partie musicale seule avait survécu.

.\u moment où il avait créé son académie, Baïf était en pleine possession de sa renommée littéraire. GrSce à la libéralité de Charles IX, il put alors songer à réunir ses œuvres et à en donner une édition complète. II publia, en quatre volumes formant deux tomes, toutes les poésies composées antérieurement à 1572, sous les titres divers de Poèmes, Amours, Jeux et Passe-temps. Deux ans après, il donna les Elrcnes de jwézie fransoèze , imprimées luxueusement suivant le système orthographique qu'il avait adopté pour les vers mesurés. Enfin, dès 1570, il avait conçu la première idée des Mimes, dont doux livres parurent en 1576.

Ses dernières années furent les moins heureuses de sa vie. Vers l'âge de quarante ans, il avait été atteint d'une maladie

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