‹ Poésies choisiesChapitre 12 sur 300 · Sauvai, Atitiquilés de Paiis, t. II, p. o04, liv. jx · texte numérisé non relu

Sauvai, Atitiquilés de Paiis, t. II, p. o04, liv. jx

SA VIE ET SES ŒUVRES. xxvii

longue et douloureuse, donl il souffrit pendant plus de dix-huit ans et à laquelle il succondja. Nous en trouvons le pénible témoignage dans la préface du volume des Mimes : « lequel à diverses fois, depuis cinq ou six ans, j'ay composé ne pensant qu'à rien moins qu'à faire quelque chef-d'œuvre en le faisant, mais seulement me proposant de tromper les douleurs qui me travailloyent au commencement d'une indisposition, laquelle se venoit emparer de moi pour le reste de mes jours. »

Enfin, Baïf mourut à Paris, le 19 septembre 1380', âgé de cinquante-huit ans et sept mois. Nous ne pouvons contrôler le quantième, mais cette date nous parait probalde quant au mois et certaine quant à l'année. Cependant c'est un point sur lequel, jusqu'ici, ses biographes ne se sont pas mis d'accord. Nous pensons qu'il n'y a là qu'un malentendu qui provient de la date même de sa naissance^. Mais un témoignage nous parait décisif, c'est celui de son propre fils, de ce Guillaume de Haïf dont parle Colletet et dont M. Ed. Fournier a retrouvé et publié, dans ses Variétés liist. et litt., un petit pamphlet en vers, daté de Fontainebleau, le 14 juin 1609, et intitulé : Le faict du procez de Baïf contre Frontenay et Montgidbcit. Or, dans cette courte satire, Guillaume de Baïf nous donne assez exactement la date de la mort de son père*

Knviron l'an quatre vingts neuf) ^

Que j'étois barbu cotnme un œuf,

Ce brave Pathehn m'eminaine

Tout droit au pais d'.Vqiiitaine ..

Après survint le coup du moine

Et la mort du bon Jàn Antoine.

On voit qu'il nous présente comme deux faits consécutifs lé coup du moine et la mort du bon Jan Antoine. Par le coup du moine il désigne l'assassinat de Henri III par Jacques Clé-

Page 1