‹ Poésies choisiesChapitre 118 sur 300 · Entends, du verbe ouïr. 4. ['rouoiiccz Dot-lie · texte numérisé non relu

Entends, du verbe ouïr. 4. ['rouoiiccz Dot-lie

2. Digne. Ce mot se pionon- 5. Bien que deceu sonnât </t'p-«. çait tantôt dine, tantôt digne. les rimes en eu et eu u rimaient

5. Celle-ci- Pron. déraoust. : facultativement toutes ensemble celtuy-ci, cettc-ci (Bourg., Gr.). {Des Accords, Dict.).

loi rOESIES CHOISIES DE iiAÏF.

El liieii (juil ait seiity la Iji'usliiie cuisanle, Si ' ne laisse-t-il pas d'y rcvoler tousjours, Cuidaiil vaincre à la fin par maints et maints retours L'ardeur, pour y jouir de la beauté jilaisante.

Mais le pauvret y va par tant et tant de fois Qu'il y demeure pris jusqu'à perdre sa vie. Cruelle belle, ainsi desfaire tu me dois !

Ainsi me promettant jouir de ta beauté, Mon amour envers toy sera tant poursuivie Qu'enfin j'y sentiray ta seule cruauté.

Quand je reçoy plus d'Iieur et du iiien de madame, Qu'entre mes bras je lien (peu durable plaisir), 11 semble qui' tousjours s'accroissant mon désir. Tant plus je l'aconqdy plus mon vouloir s'enflame ;

Et quand plus mon malhein- me tient loin de la belle, Lors plus je me travaille et les nuits et les jours, En mes pensers divers faisant mille discours. Comme je pourroy bien me revoir avec elle.

Amour de vostre amour m'a peu si bien blesser, Qu'estant avecque vous, dame, je me tourmente Par un fàcbeux regret creignantde vous lesser;

Et si de vous après je me trouve absenté. Un désir importun dans moy la peine augmente : Ainsin^ et près et loin pour vous suis tourmenté.

Oi' que tous animaux se reposent au monde. Toute cliose se taist, je travaille d'ennuis ; Je veille de douleur, et taire ne me puis De l'amour, qui bouillant dans mes veines aboiule.

Que quelque doux someil me fist boire de l'onde De l'eslan oublieux des éternelles nuits,

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