Les mots en eure rimaieut 2. Pour la rime il reprend l'u
facultativement ensemble, qu'ils sage de l'antienne langue de ne
sonnassent eure ou tire (Des .Ac- pas mouiller les II du féminin
cords, Dict. ; Quichcral, Yersif., de gentille, qu'on écrivait gen-
P- 535). tile (Ouichcrat, Versif., p. 33i).
Nouvelle ne fut onc plus agréable à roy, Ou de gain de Ijataille ou de prise de ville,
Comme par ce propos plein de bonne asseurance Ce messaire à souhet je receu dedans moy, Croyant Theureiu repos de ma longue espérance.
0 soir btnireiix pour moy, ô moments bienheureux, 0 place bieniieureuse, oùj'eula hardiesse Devant les yeux bénins de ma douce maistresse, De découvrir à nu mon tourment amoureux.
Je sens, ce me dit-elle (ô propos doucereux !) Quel est ton mal cruel, je cognoy ta détresse; Je sçay ta ferme foy, ne crein que je te lesse En mon amour soullrir plus long temps langoui*eux.
Sellant' ces mots hmnains, humaine elle me baise Mais pensez, amoureux, en quel heur, en quel aise, Dessus l'heure-, et l'oreille et la bouche j'avois.
Jamais, jamais ina bouche autre goust ne savoure, Que de son doux liaiser! Et jamais ne recom'e Jamais dans mon oreille autre son que sa voix ^ !
Dans les vergers de Cypre un autre meilleur coin Que tov, coignet* aimé, plus propre ne se vante A découvrir l'ardeur qui les amants tourmente. Quand Amour nos esprits travaille d'un doux soin.
Coignet, de mes amours o fidelle témom. Ma Francine en ce lieu vit ma tlàme evidante ; En ce lieu, me baisant de sa bouche odorante, Elle écarta de mov toute douleur au loin.
Carreau, sur qui assis, sur mes genoux assise Ma maistresseje tins doucement embrassée; Chaise qui nous soutins entre tes bras heureux,