Sur l'hruif. 4. Diminutif de coin
Chaise, carreau, coignet, si elle vous avise, S'elle ' daigne vous voir, mettez en sa pensée Ce qu'en vous je luy dy de mon cœur amoureux.
(Ju'on récompense bien le tourment de liesse Au jeu divers d'Amour ! Que c'est un grand plaisir, Apres le doux ennuy de l'amoureux plaisir, Dans les bras de sa dame oublier sa détresse !
Vienne à mes ennemis de vivre sans maistresse : Au monde un plus grand heur je ne sçauroy choisir Qu'aimer et d'estre aimé. Tant qu'on a le loisir Il faut cueillir les fleurs de la belle jeunesse.
Sans les dons de Vénus s'il n'y a rien d'heureux, S'il n'y a rien de doux en nosire fraisle vie-, Estanchon nostre soif du nectar amoureux.
Passon ainsi le temps, et quand le dernier jour Banira de ce ciel nostre âge parfournic Nous n'irons à regret au bienheureux-séjour.
Mesmes, tandis qu'au ciel tu fiches Ion esprit. Des astres remarquant le cours et la puissance. Sur les bords de ma Seine, à rien, las ! je ne pans.^. Icy dessus le Clain, qu'à celle qui m'y prit.
De tout ce qu'elle fait le penser me nourrit : Icy premièrement j'en d'elle cognoissance ; Là je l'ouy parler; icy elle me tance; Elle m'œillade icy, là elle me sourit;
Gave icy je la vy, là je la vy pensive ; Ici elle chantoit, là elle fut assise; Icy elle dança, là elle fit un tour ;
Là elle s'enfuit d'une course lascive ; Icy je luy contay l'amour qu'elle m'atise. Mesmes, ainsi pensif je passe nuit et jour.