D'almrd'. 2. Si elle
Contre l'eau qu'on y perd, par un contraire effort Plus vive s'enllàmer l'estincelante braise :
Ainsi le feu d'amour qui Lrusle dans mon ame Contre tout mon secours tousjom's se fait plus fort, Plus je m'efforce en vain d'en esteindre la flâme.
Et quel gentil ébat exerce la jeunesse, Que je n'aye essayé (mais en vain) pom' tromper L'ennuy de cet amour qui jamais ne me laisse?
(]ombien de fois cuidant - consoler ma pensée Au son du violon ay-je voulu fraper La terre sous mes pieds, d'alegressc forcée ?
Combien de fois cherchant la bande la plus gaye De mes chers compagnons, ay-je voulu tacher D'adoucu', mais en vain, mon amoureuse playe !
Combien de fois tout seul en ma chambre segi'ette Av-jc empoigné mon lut m'en pensant defacher, Sans en mètre d'accord une corde seulette !
Combien- de fois allant par les lieux plus sauvages-, Par les eaux, rochers, bois, ay-je perdu mes pas, Trainant mon mal à Tombre, aux antres, aux rivages !
Mais, mais, ny le dancer, ny des amis la bande, Ny le lut, ny les chans, consolé ne m'ont pas : Un bien autre secours mmi triste mal demande !...[si]
Desja l'ombre deux fois et trois fois la lumière Ont couvert et montré au ciel nostre séjour, Las ! trois jours et deux nuits desja s'en vont derrière,
Depuis que je ne vois la dame de ma vie. Amour, hé, les amans vieillissent en un jour ^, Quand à leurs tristes yeux les dames on envie !
0 champs, vous jouissez maintenant de ma joie ; Moy, avec sa maison je me plain douloureux De l'heur que sa valeur nous este et vous otroie *.
Orfeline maison, de ton heur dévêtue,