‹ Poésies choisiesChapitre 143 sur 300 · Tlivra<. -2. L'aurore · texte numérisé non relu

Tlivra<. -2. L'aurore

Quand le someil de son aisle legiere * S'en vint flatter mes temples* et mes yeux, Qui respandoycnt de pleurs une rivière, Gros de travail et regret ennuyeux.

Voicy, maistresse, un songe decevable Qui te jetta dans mes bras, et soudain Je te cuidoye^ embrasser amiable.

Quand je senti de ton fantosrae vain Par ma poitrine une image eiïroiable D'un froid serpent se glisser en mon sein.

Belle, je croy que soyez tant honneste, Vous esloignant de toute mauvaistié*, Que vous auriez de ma langueur pitié, Si je pouvoy vous en faire requeste.

Mais l'amour grand qui martelle ma teste Ne me permet de dire la moitié De mon désir, et, pour quelque amitié Que me monstriez, tout muet il m'arreste.

Puis qu'un malheur ne veut que je le die, Vous qui avez de ma mort et ma vie, 0 ma princesse, en vos mains le pouvoir,

Regardez bien que'' c'est que dire on n'ose Au fait d'amour, et vous scaurcz la chose Que pour secours de vous je veux avoir.

Ce ne sont baisers que donne Ma mignonne,

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