Manquait. -2. Plaisir, él)al
La response je te rendray.
Tu pourras bien à la passade D'un pié lascif le mien presser; Tu pourras d'une prompte œillade De loin me rire et caresser ; Mais gardons nous, pour faire mieux, De plus de témoins que quatre yeux.
Mignonne, n'entre en jalousie Si tu me vois baiser souvent Puis l'une et puis l'autre saisie, Autant en emporte le vent :
Ce sera pour dissimuler Nostre amour que voulons celer.
Ma boucbe sera sur leur bouche, Mais j'auray bien le cœur ailleui's ; Ce baiser au cœur point ne touche.
Je t'en garde d'autres meilleurs :
La bouche à la bouche sera, Le cœur au cœur s'addressera.
Menant ainsi l'amour, ma vie.
Des enquerantes nous rirons; Et francs de soupçon et d'envie Du bien d'aimer nous jouirons.
Nous mocquant des sottes qui sont Jalouses du bien qu'elles n'ont... [g]
(Jui usl pensé qu'Amour vainqueur Ust peu rassiijetlir mon canu' Aux loix d'une nouvelle amie ?
Quand je fiisoy profession De garder mon affection En liberté toute ma vie?
Celle qui me tient asservi M'a vaut à moy-mesme ravi Par ne sçay quoy que ne puis dire iN'a grand avoir nv yraïul beauté.
Encore moins de loyauté,
Et si* tient de moy tout l'empire.
Mes amis voyans ma fureur
Souvent me preschent mon erreur
Pour destourner ma fantaisie,
M'accusant de m'estre amusé
Pour me voir en fin abusé
D'une que j'ay trop mal choisie, lia, mes amis, oi!i sont vos yeux?
Pourquoy est-ce que je voy mieux
Cela que ne pouvez conoistre ?
Si comme moy le connoissiez J'auroy grand peur que vous fussiez Aussi navrez - que je puis estre.
Possible vous avez raison, Mais il n'est aujourduy saison De m'en faire la remonslrance :
Je me play trop en mon abus.
Tant plus vous me blasmez, tant plus Amour prend sur moy de puissance.
Ma mignonne que j'aime tant, Qui me viens l'esprit enchantant, De qui l'amour si fort me donte, Puis que tu es mon seul désir Fay moy gousler tant de plaisir Qu'il efface toute ma honte.
Le croyras-tu, Belleau, quand on te le dira. Que je me soy remis sous le joug amoureux? Mais il y a bien plus, car je suis tant heureux Que de pareil labeur on ne m'econdira.
A porter ce doux joug ma belle m'aidera ? IN'ous sommes d'un amour el!e et moy langoureux D'estre son Lien-aimé si je suis désireux '