‹ Poésies choisiesChapitre 170 sur 300 · TOI.NET · texte numérisé non relu

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Francino sans pitié, plus que la mer cruelle. Plus qu'une jeune poutre' et farouche et cruelle. Plus dure qu'une roche, Amour incessannnent Croistra-il ta rigueur avecque mon tourment? L'autre jour dans un hois comme tout triste j'erre. Un grand chesne je vy embrassé de lierre, Et deux tourtres dedans se haiser à l'envy : Yen le dueil ([uc j'en eu comme est-ce que je vy ? Las ! j'aime sans party ; las! j'aime une cruelle. Ma cruelle me hait et m'est tonsjours rebelle. Nymphes, vous le sçavez (qui doit le sçavoir mieux?). Car vous aimez tonsjours les plus sauvages lieux Et vous m'avez pu voir par les lieux plus sauvages Seul m'en aller plaignant. Vous, les obscurs ombrages Des bois les plus tofuz, vous, antres les plus creux. Vous sçavez bien aussi mon tourment amoureux. Combien de fois cherchant vos paisibles reiraittes, Lors que je decouvrov mes douleurs plus secrettes, M'avez-vous ony plaindre, et, pauvre pastoureau, A la mercy des loups j'oublioy mon troupeau ! Las ! ô combien de fois quand près d'elle je passe Je la vov destourner de moy sa fiere face ! Las ! 0 combien de fois la cuidant- approcher Je la voy des deux mains ses oreilles boucher ! Las ! en tel point me met sa rigueur imployable Que j'espère la mort plus qu'elle secourable : Vovez conmient je suis malheureux amoureux. Puis que la seule mort me rendroit bienheureux. ..[lO]

DAMKT

Muses, tpiel triste chant est-ce que vous ouïstes Dégorger à Damel ? car seules vous le vistes

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