‹ Poésies choisiesChapitre 172 sur 300 · Un lioniino d'un niUro pnys (N. Roquff), un inirus · texte numérisé non relu

Un lioniino d'un niUro pnys (N. Roquff), un inirus

LES JEIX. — ÉGI.OGUES. 215

La nouvelle verdeur de tes souples rameaux

Tu ne sccouras plus oyaut mes chalumeaux;

Les petits ventelets ton verdoyant ombrage

Ne rafraichiront plus, ipiand la nmtine rage

Des vents plus tenipesteux le déracinera,

Quand la Uàmc du ciel ton bois ruinera.

Ta belle ombre cherra ; et toy encor plus jjellc,

Forest que j'aimoy tant, tu cherras avec elle.

Do ton maistre ancien, ù bois jadis aimé,

Par ces vœux ennemis tu cherras enllàmé.

Tout soit en feu partout ! Du ciel l'ardente foudre

Dévalant sur ton chef, forest, te face poudre!

Du pié jusqu'au sonnnet toute cendre sois-tu !

Rien que cendre ne soit tout ton bois aliattu!

Lors par-my l'aspre flàine en tes branches esprise

Soutle violamniant le vent sillant de bize !

De nuages éveux' le marin ténébreux,

L'autom de noirs brouillas couvre le ciel ombreux!

Jusqu'aux vignes des bois vienne du feu la rage;

Tous les ceps ras à ras de la terre il sacage !

Que les feux par les vents à la ronde espandus

Saccagent tous les bleds dans les chams estendus !

Que des arbres le feu vienne aux espis descendre

Tant qu'il dégaste tout ! Que tout soit mis en cendre ;

Ma herse et ma charrue et leur joug et mes bœufs,

Et ma loge et mon tect - ! C'est la fin de mes vœux!... [m j

« 0 pauvres chams maudits, pauvre terre maudite, Banny, nécessiteux, pour jamais je vous quitte. Chams jadis tant aimez, bois, fontaines, adieu! Vous ne me verrez plus demeiu'er en ce lieu. Car je m'en va bien loin jdus outre qu'Eridane, • Uu sur les bords du Tybre, ou bien jusqu'à la Taiie, Chercher mon aventure; et là je demourrav. Je vivray là bien loin, là bien loin je niourray. »

•1. Pleins d'eau, aqueux (I^ilsg., 20690; lîart., Clir., 42, 2-2). p. 329 : EavcuxK du vi^'ux mot 2 Toit, tecliim (.\.; Paisg., ji. français eve, eau (L.; R. do la li., 231 ; .1. Gl).

2l() POESIES CHOISIES DE UAÏl'.

AMIGU^SE

Tr,AGi:DIE DE SOTHOCLE 1 UAGMENT'

LE MESSAGER -

Lu voicy LfUe là (jui a fait tout lataire ^.

Nous l'avons prise ainsi qu'elle cnterroit son frère.

Mais où s'en est allé nostre roy '!

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