XL APPENDICES
]es Psaumes, il fait usage du ch au lieu du signe alphabétique des Etrènes; mais il reprend ce dernier dans les Chansonnettes. Euliu, au lieu du signe qui, dans les Etrènes, remplace \'o long et la diphthongue an, il s'est servi partout de l'oméga. Ce manuscrit est d'ailleurs très-bien écrit, les caractères sont fermes et nets.
Il se divise en quatre parties distinctes :
1° Les Psaumes de i à cl, comprenant 120 folios. A la dernière page, on lit cette note: « Gloère à Dieu. Sautier de David profèle é roè bienémé de Dieu. Dieu inersi. Achevé de revoèr pour la troéziéme revue, transkrit juskez i^ par moè Jan Antoène de Uaïf, de ma propre mein. Composé an vers mesurés frausoès pour lés premises de tèle nouveauté ki soèt an l'oneur de notre Dieu a jamès. Le XXIII jour de novanbre, à XI eures davant midi, l'an de notre signeur jcsukrit MDLXXIII. Ts 'na St^lv. e:,- «i.ô-.a; tSv o.:m-m-i. » Cette )iote est suivie d'une seconde dans laquelle il rend compte des versions hébraïques et des traductions dont il s'est servi.
2° Une nouvelle version de Psaumes, allant seulement jusqu'au Psaume lxviii et comprenant 62 folios. On lit celte note eu tète : <t Psauliier commencé en intention de servir aux bons catholiques contre les psalmes des hérétiques. Il fut commencé l'an 1567, au mois de juillet. » Plus tard, Baif a ajoute au-dessous la mention suivante : « Achevé en novembre 1569. » Chaque psaume est précédé de l'indication du système métrique employé.
5° Les Psaumes en vers rimés, de i à cl, écrits avec l'alphabet commun et comprenant 125 folios. Cette traduction est ainsi datée : « Auuo Christi 1.S87 Januarii vicesima. »
4° Trois livres de Chansonnettes en vers mesurés, écrits sui' un plus petit format et comprenant 72 folios, dont les 8 premiers man- •quent. Le livre i contient soixante-dix-sept pièces , le livre ii soixante et une, le livre m soixante-quatre.
Ce manuscrit est terminé par un projet de privilège chargé de ratures et un tableau des différents pieds employés par Baif dans ses vers mesurés.
Ajoutons eulm que, en tète de ce manuscrit, on a ajouté cette note qui en indi(iue la provenance : « Ex bibliotheca mss. Coisliniana, olim Segueriana, quam lUusl. Henrieus du Cambont, dux de Coislin, par Franciœ, episcopus .^letensis, etc., monaslerio S.Germanis a Pralis leiravit. An. .MDCCXXXII. >>
J.-A. DE BAIF
- AU ROY'
Puis ([uc vosirc faveur, ù mon grand roy, iii'iii8j)irc Los griicfs do la Muse, et ma Muse respire Sous vostro libérale et bonne royauté, Qui la traiti! et nourrit en gaie liberté. C'est à vous que je doy tout ce que j'ay d'ouvrage, A vous qui me donnés et moyen et courage, Ouvrant- de mon métier, faire ce cabinet^ De mes vers assendjlés : tel comme un jardinet Planté diversement, où sont bordures vertes, Chasseurs, chiens, animaux, où tonnelles couvertes. Où les fouténes sont, où plaisans espaliers De lierre dur au froid et de tendres loriers ; Oraiigiers soleillez tleurissans y fruitissent ; Là parterres dressez tondus se compartissenl, Haportés par bel art; là, closes de verdeurs ^ Diverses idaiiclies sont produisant mille ileurs.