Imité d'Ésopo. 5. Lapin, ctitiiculus (N
'i. Syllabe surabondante. A. Imité d'Ésope.
L'aigle eut faim. Ue son aire advise Les renardeaux, en fait la prise ; Avec ses aigiereaux s'en paist.
La renarde estant revenue Trouve -son engeance perdue; Sçait comment et fort s'en desplaist ;
Et, bien que ses petits lamente, Plus que leur perte la tourmente Le desespoir de s'en vanger.
Ce qu'elle peut en sa détresse De maudire l'aigle ne cesse, Qui ses petits a peu manger.
Bientost après hors d'un vilage.
Non loin de là, selon l'usage, Une chèvre on sacrifioit.
L'aigle fond devant le mystère :
Emporte le ventre en son aire ÂA'ec un charbon qui ardoit.
Il ventoit; de mainte bûchette De bois sec son aire estoit faicte :
Le feu s'y prend à tous les bouts.
Les aigiereaux tombent de l'aire : En la présence de leur mère La renarde les mange tous... [60]
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0 ma mie tant tu es belle !
Sans tout cela de beau qu'on celé.
Tes yeux, ce sont yeux de coulons ' ; Tes cheveux sont troupeaux de chèvres ; C'est escarlate que tes lèvres ; Tes dents sont tropeaux- de moutons ^ :
Moutons qui après la tondure S'en viennent lavez de l'eau pure,