‹ Poésies choisiesChapitre 250 sur 300 · Imité d'Ésopo. 5. Lapin, ctitiiculus (N · texte numérisé non relu

Imité d'Ésopo. 5. Lapin, ctitiiculus (N

'i. Syllabe surabondante. A. Imité d'Ésope.

L'aigle eut faim. Ue son aire advise Les renardeaux, en fait la prise ; Avec ses aigiereaux s'en paist.

La renarde estant revenue Trouve -son engeance perdue; Sçait comment et fort s'en desplaist ;

Et, bien que ses petits lamente, Plus que leur perte la tourmente Le desespoir de s'en vanger.

Ce qu'elle peut en sa détresse De maudire l'aigle ne cesse, Qui ses petits a peu manger.

Bientost après hors d'un vilage.

Non loin de là, selon l'usage, Une chèvre on sacrifioit.

L'aigle fond devant le mystère :

Emporte le ventre en son aire ÂA'ec un charbon qui ardoit.

Il ventoit; de mainte bûchette De bois sec son aire estoit faicte :

Le feu s'y prend à tous les bouts.

Les aigiereaux tombent de l'aire : En la présence de leur mère La renarde les mange tous... [60]

\iii]

0 ma mie tant tu es belle !

Sans tout cela de beau qu'on celé.

Tes yeux, ce sont yeux de coulons ' ; Tes cheveux sont troupeaux de chèvres ; C'est escarlate que tes lèvres ; Tes dents sont tropeaux- de moutons ^ :

Moutons qui après la tondure S'en viennent lavez de l'eau pure,

Page 1