Ilïvis*. du XVI' siècle
Ton peuple tu vendis, sans nulle estime en fére, Au proDi'.er qui ofiit à vil pris sans enchère.... Si de notre gran Dieu le non tresvenerahle Avions mis en oubli, si d'un cueur variable Nos âmes nous ouvrions pour nous aler ranger A rendre tes honeurs à un Dieu étranger, Dieu le scauroit-il pas sans autre enqueste fére ? Car il conoist des cueurs la pensée * plus segréte. Mais tous les jours pour toi somes tués, menés Et tenus pour troupeaux à la mort destinés. Debout : pourquoi dors-tu ? Seigneur, ci te re veille. Ne nous rejeté pas, ni toujours ne someille. Quoi ? nous cacher ta face ? El pour quoi t'ouhli's-tu Du mechef et tourment qu'avons tant comhatu? Notre pauvre âme gît en la poudre couchée Et la poitrine avons à la terre atacliée. Levé toi ; secour nous ; te prene volonté Nous venir racheter par ta grande bonté.
PSAUME XLVIII (XLYII)
Magmis Dominus et laudabilis.
Le seigneur est tresgrand : sa grande majesté Est grandement louable en sa saincte cité
Et montagne sacrée.
C'est l'honeur et plaisir des terres que Sion,. Et la ville qui est devers septentrion.
Où le grand roi s'agrée.
Dieu s'est de ses maisons déclaré protecteur,
Quand les rois assemblés s'en vindrent tous d'un cueur
Contre la ville sainte.
Si tost qu'ils Turent vue ils furent étonés,