‹ Poésies choisiesChapitre 5 sur 300 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

ans. Il (lovait rlro resscniblaiit, si nniis en jugeons par celui que le poëte a tracé de lui-même dans la dernière pièce des Poëmes :

J'en Ips nirmlircs grclles, alegres, Forts assez, l)ii'n qu'ils fussent megros, l'our gaillard et sain me porter, De iiauleur moyenne et non basse...

J'eu large front, chauve le feste, L'œil tanc creusé dans la tctte, Assi z vif, non guiere fendu ; Le nez de longueur mesurée ; La face vive et colorée, Le poil cliatein droit étandu.

La signature de Baïf est, croyons-nous, excessivement rare.- Celle dont nous avons placé un fac-similé an-dessons du portrait nous a été complaisamment indiquée par un correspondant de V hitermédiaire des chercheurs et des curieux. Elle se trouve sur le titre d'un livre ayant appartenu à Baïf, et aujourd'hui conservé à la bihliollièqiic Mazarine, sous lo numéro 28687 : Traité du Ris, par Laurent Joubert; Paris, Nicolas Chesnciiu, 1579. La signature de Baïf, dont l'écriture est facilement reconnai.ssable, se trouve à l'angle droit supérieur du litre. A l'angle gauche inférieur est une autre signature, que nous pensons devoir être celle de son fils Guillaume de Baïf.

JEAN-ANTOIXC DE BAIF

SA VIE ET SES Œl'VRES

« I.cs sieurs de C;nf, famille ancienne d'Anjou, dit M. Ilaul'éaii', habilaienl iechàleau des Pins, près la Mèdie, cl possédaient, au Maine, les terres seigneuriales de Verneil-le-Clielif et de Mang;é. » Lazare de; riaïC, le père de Jean-Antoine, lUKpiit aux Pins vers liilO. Il vint à Paris à l'âge de vingt ans; mais, désireux de se perfectionner dans l'étude des langues et des littératures anciennes, il partit bientôt pour Rome où il reçut les leçons de Marc Musurus, natif de l'ilc de Candie -. A son retour, bien accueilli de François l", il occupa les fonctions de protonotaire; mais il passa la plus grande partie de son temps en Anjou, cultivant les lettres cllivi'é à des travaux d'érudition.

Nommé à l'ambassade de Venise, le 25 juin \a'29^, il partit, non pas en décembre 1551, comme le dit M. llauréau, mais dans les premiers mois de cette année. Sa correspondance avec révèque d'Auxerre en témoigne * ; et, ce qui en est une prouve certaine, c'est la naissance de son fds naturel, Jean-Antoine de liaïf, à Venise, au mois de février loj^.

1. Histoire littéraire du Maine, par M. B. Ilaurcau, Paris, I&Ij- 1852, in-8. Voy., tome III, la biographie de Lazare de Baïf.

"2. Voy., p. 2 et suiv., le Discours au roij, où Baïf a retracé la biographie de son père et la sienne.

7>. Jai, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire.

A. Dans la lettre datée du 10 décembre 1551, on lit, en effet, cette phrase : « Monseigneur, ce que j'ay esté long temps sans vous escrire, ce a este pource que Ses Seigneurs depeschent bien peu souvent i"i Rome. »

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