V. la notice Ijio?!'. 2, Condit. du verbe ouïr
POÈMES. - V. bS
Enoores en propos vous contant l'entreprise
D'un liallét que dressions, dont la démarche est mise
Selon que va marchant jias-à-pas la chanson
Et le parler suivi d'une propre façon,
Voicy dessous la table une rumeur émue
Do chiens s'entregrondans qui à coup se remue.
Vous levastes soudain. Là finit mon propos
Des chiens entrerompu'. Vous, gaillard et dispos,
Avecque le haston, qu'entre les mains vous pristes
Du maistre qui servoit, cesser alheure fisles
Le gronder de ces chiens, qui sans plus rechigner
En repos et en paix vous laissèrent disner.
Sire, ce di-J'en nioy, tout à mon avantage A l'honeur de mon roy je prens ce bon présage. Les chiens s'entregrondans ce sont mes envieux, Qui jettent devant vous des abbois eunuieux A Voslre Majesté contre mon entreprise Qu'en vostre sauvegarde, ù bon piince, avez prise. Le haston avez pris ; le baston vous pi'endrez Et contre le malin la vertu deifendrez. Soudain les menassant vous les avez faittaire ; Aussi nos envieux (car vous le pouvez faire) Ferez taire tout cny, quand les menassercz. Ainsin- imitateur d'Hercules vous serez Qui tira des enfers le Cerbère à trois testes. Et qu'est-ce l'assemblage en un coi'S de trois hestes Sinon que l'Ignorance, et l'Envie et l'Erreur... [sj