En grande abondance'. du midi
Et plus rien n'allei' souhaittans, A faict que plus riches nous sommes Que ceux qui tiennent sous leur main L'empire j^iegois ou romain, Seigneurs des terres et des hommes.
Bien que de soldats cent milliers, Bien que vingt mille chevaliers Autour lemparont ta personne, 0 grand empereur, si • n'es-tu Libre ne franc, si ta vertu A convoitise s'abandonne.
Elle est maistresse de ton cœur.
Que vaut d'autruy estre vainqueur A qui n'est vainqueur de soy-mesme !
Des enfers le courroux des dieux Ne poussa jamais en ces lieux Un pire que ce monstre blesme.
Convoitise, ô de quels travaux, 0 de quels ennuis, de quels maux Tu combles nostre triste vie !
De la paix tu romps les ébas.
Et de toy naissent les debas.
Les rancueurs, les guerres, l'envie.
Par toy l'ingrat et traistre fds Haste devant le jour prelix La mort à son pore ; et le père.
Méchamment avaricieux, En son fds mort soûle ses yeux ; Et le frère mcurdrit son frère.
Par toy la marastre sans foy Mesle la poison ^ ; et par toy L'hoste on son hoste ne s'asseure.
Par toy la veuve son mary, La mère de son fds meurdri, ,
La trop hastive mort deplcure...[i2] 0 qu'heureux est qui ne te suit,